Archive for the 'Horreur/Fantastique américain' Category

The roost

mai 7, 2011

Réalisation : Ti West
Scénario : Ti West
Pays : États-Unis
Sortie : 2005

En voyant Cabin fever 2 pis The house of the devil – fucking chef-d’œuvre –, chu devenu un fan de Ti West. Ses dialogues, ses cadrages pis sa direction photos sont excellentes. En attendant la sortie de son prochain film, The Innkeepers, j’ai voulu en voir d’autres de lui, facque j’ai acheté The roost.

Résumé

Alors qu’y sont en route pour le mariage d’un de leurs amis, les 4 protagonistes crissent leur char dans un fossé en prenant un raccourci qui s’éternise. Y sortent du char pour se rendre à la maison la plus proche, où y a personne. Là, le groupe se sépare : deux gars partent trouver du renfort alors qu’un des gars pis la fille restent derrière. Quand les deux explorateurs reviennent avec un policier, y découvrent que leur ami est disparu dans la grange derrière la maison. Le policier se fait tuer par des chauve-souris pis les trois amis restant doivent se cacher. Y cherchent leur autre ami pour crisser le camp au plus vite. Mais y tombent sur les proprios zombifiés de la ferme pis la marde pogne solide.

Critique

C’est le premier film de West – si on compte pas ses films étudiants. Pis ça se voit; c’est low-budget pis les acteurs pis le gore sont pas fameux. Mais on remarque quand même les germes de House of the devil : la plupart des plans sont léchés pis jouent avec les ombres ou utilisent des éclairages colorés – la discussion du début dans le char sous une lumière rouge est vraiment cool.
Les relations entre les personnages sont intéressantes pis complexes mais pas assez développées à mon goût. Même si y sont dans des situations classiques des films de zombies, West réussit à rendre crédibles leurs réactions.
Encore comme dans House of the devil, le rythme est très lent pis on a droit à de longues séquences où on voit les personnages avancer tranquillement dans le noir qui installent beaucoup de tension. Étonnement, le film fait faire des crisses de sauts pas clean.
L’idée que des chauve-souris transforment le monde en zombies me plait, mais c’est pas expliqué – ce qui me dérange pas vraiment – pis un peu maladroit. Les bouts où on voit l’espèce de host du film, en hommage aux vieilles séries horrifiques, sont pas vraiment nécessaires même si c’est un peu drôle, surtout le tout dernier plan.
Même si y faut prendre le film au premier degré, y manquait un petit quelque chose. J’ai pas embarqué vraiment dans l’histoire pis j’avais même hâte que ça finisse.

Verdict

Pas recommandé. Même si y a du bon dans The roost, y reste que c’est un film de débutant, pis que ça se sent. C’est pour ça que je le recommande pas; on fait des sauts mais on entre pas dans l’histoire.

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Behind the mask : the rise of Leslie Vernon

mai 3, 2011

Réalisation : Scott Glosserman
Scénario : Scott Glosserman pis David J. Stieve
Pays : États-Unis
Sortie : 2006

Ce film-là a eu des maudites bonnes reviews un peu partout sur le web, pis même que Sinistre Blogzine l’a mis dans son top 10 Found Footage en le décrivant comme un mélange entre C’est arrivé près de chez vous pis Scream, deux excellents films. Comme chu un fan du sous-genre, j’ai décidé de l’écouter.

Résumé

Dans un monde où Jason Vorhees, Freddy Kruger pis Michael Myers ont existé pour vrai, trois étudiants font un documentaire sur un tueur en série qui prépare ses meurtres. Le tueur, Leslie Vernon, va terroriser la petite ville de Glen Echo, qui aurait causé sa mort alors qu’y était enfant. Facque, comme nos slashers préférés, Leslie a une légende rattachée à lui, une maison où des ados vont fêter à chaque année le jour de sa mort, un masque, une arme de prédilection, un psychologue qui cherche à l’arrêter pis toute. Y explique à Taylor, la journaliste amateure, comment y compte faire sa job pis pourquoi y la fait. Y nous fait rencontrer un ancien slasher à la retraite, qui explique comment des gars comme Freddy pis Jason on révolutionné la façon de faire des meurtres en série. C’est comme une visite guidée de tout ce qu’on voit pas dans les films de slashers : le tueur choisir son target group, courir en malade quand on le voit pas pour avoir l’air de toujours marcher pis trafiquer les lumières de la maison pour pouvoir faker une panne de courant. Y explique tout ça à l’équipe de tournage qui, le soir du massacre, décide de pas le laisser faire pis qui se retrouve du mauvais côté du masque.

Critique

L’idée de base ressemble énormément à C’est arrivé près de chez vous : un documentaire sur un tueur en série pis l’équipe de tournage qui devient impliquée dans les meurtres. Le film souffre de cette comparaison-là : si, mettons, C’est arrivé près de chez vous c’est la Nintendo Wii, ben Behind the mask, c’est la Kinect de Sony. C’est un genre de rip-off mais avec une bonne idée en plus. Dans ce cas-ci, la bonne idée, c’est de faire du tueur un genre de meurtrier d’outre-tombe – supernatural slasher – comme dans les classiques Halloween pis Vendredi 13 pis A nightmare on Elm street. L’affaire, c’est que le tueur est pas surnaturel pantoute; c’est juste un gars qui fait croire des affaires avec des mises en scènes pis un peu d’anticipation, comme tous les autres, d’ailleurs. Leslie nous emmène dans les coulisses du slashers alors que Scream était resté dans la salle de spectacle. L’auto-dérision, à mon sens, est aussi réussie que dans Scream. C’est super drôle tout le long, avec l’espère d’historique du tuage en série que l’ami de Leslie nous explique, la scène classique du visionnement de vieux journaux en microfilms à la bibliothèque de l’école pis toute.
J’ai particulièrement aimé toute l’histoire de la symbolique qui entoure les slashers : le placard qui est un endroit sacré pis qui représente l’utérus, donc l’innocence; la course à travers un décor menaçant qui représente la naissance; la final girl qui s’équipe d’une arme phallique – hache, bâton de baseball, etc – pour décâlisser le tueur, c’est qu’elle perd son innocence (« She’s empowering herself with cock. », d’après Leslie). C’est super intéressant. Ce qui fait que la première heure du film est crissement divertissante pis que j’ai vraiment été accroché, malgré la ressemblance avec C’est arrivé près de chez vous. Mais au trois quarts du film, ça change : sans trop qu’on sache pourquoi (elle l’a aidé tout le long), Taylor décide d’empêcher les meurtres en allant avertir le target group, qui fête dans l’ancienne maison de Leslie. À ce moment-là, y droppent leurs caméras pis ça devient un film normal, en ocularisation externe. J’ai trouvé ça maladroit.
C’est pas la seule incohérence : quand Taylor apprend que Leslie est pas vraiment le petit gars de la légende, elle est trop pissed pis toute. Mais au fond, ça change quoi ? Rien, y fallait juste mettre un peu de chicane pour la courbe dramatique du film. Autre bizarrerie/défaut : le doc Halloran (en référence au Shining de King ?). On sait pas trop c’est qui, ni y sort d’où, ni pourquoi y sait où Leslie est pis ce qu’y prépare. On sait pas non plus ce qu’y fait dans le film, le doc (à part ploguer Robert Englund) sert strictement à rien. Oui, c’est des jokes de doc Loomis, mais ça reste trop en surface pour que ça devienne intéressant.
Mais le plus gros défaut de Behind the mask, c’est son échec à utiliser la caméra subjective. L’image est tout le temps trop claire, les interactions entres les membres de l’équipe de tournage sont pas crédibles pis la fille qui joue Taylor se force beaucoup trop pour avoir l’air de pas de forcer; ce qui fait qu’on y croit pas tant, à leur histoire de faux/vrai footage. C’est raté de ce côté-là. Par contre, le personnage de Leslie est fucking bon pis y sort des stéréotypes de tueurs en série sociopathes pis silencieux ou super trop intelligents pis volubiles. Leslie est un gars normal, qui fait des jokes pis toute, pis que j’ai trouvé désagréable en quelques occasions. Nathan Baesel nous fait croire à son rôle, même qu’à la fin j’aurais voulu qu’y tue tout le monde, incluant Taylor, qui me tapait un peu sur les nerfs. Mais bon.

Analyse

Le film nous emmène dans la production d’un film d’horreur : on voit comment les tueurs dans les films utilisent des trucages pour faire peur aux personnages – pis aux spectateurs. Mais rendu au tier, le film se transforme en vrai film d’horreur. À ce moment-là, Leslie nous a déjà décrit tout ce qui allait se passer, facque on regarde le monde aller avec un horizon d’attentes, comme on écoute un nouveau film d’horreur qui a pas l’air ben original. On s’attend à certaines choses. Sauf que finalement, c’est pas ce qui est supposé arrivé qui arrive, pis on est surpris – plus ou moins, le twist est prévisible, mais bon. L’important, c’est qu’on s’attend à dequoi qui arrive pas. Ça nous ramène au cinéma de genre : des personnages clichés, une structure dramatique toujours semblables, pis toute. Mais un bon film, c’est un film qui évite les clichés, ou qui les utilise autrement.
Y a aussi un métadiscours sur le genre du slasher : en voyant le film, on se dit « Bon, tout ça c’est framé, ça fait pu peur ». Sauf que finalement, à la fin, c’est parce que tout est framé qu’on a peur : on se dit « Fuck, le gars est beaucoup trop ben préparé pis pas moi. » Comme Scream, le film déconstruit le slashers mais réussit à les rendre épeurant pareil. Le début montre comment ça marche, la fin montre que, effectivement, ça marche.
On dit souvent que les films d’horreurs sont des manifestations des peurs pis des obsessions communes à une société. Donc, c’est comme une façon de passer nos pulsions fucked up, de les laisser sortir un peu pour pas qu’y nous pètent dans la face un jour à force d’être trop réprimées. Robert Pickton, au lieu de réaliser des films d’horreur, a tué un nombre incroyable de putes. C’est pas vraiment ça, mais vous me suivez, right ? Dans Behind the mask, Eugene dit : « Every culture, every civilisation, since the dawn of man, has had it’s monsters. For the good to be pitied against the evil, you have to have evil, don’t you ? » ça veut dire que les tueurs font ça pour rétablir un espève d’équilibre dans la société. Maintenant qu’on a pu peur de rien – Ben Laden vient de mourir, tsé – faut ben que quelqu’un reprennent le flambeau en créant des légendes qui font peur au monde. Dans le film, Leslie a un peu la même fonction que le film d’horreur dans la société. On peu aussi le comparer au « destin » : ses victimes le savent pas, mais y a tout prévu pis tout arranger pour que, peu importe, y finissent par faire ce que lui y veut qu’y fassent. Les victimes pensent tout faire pour s’échapper mais y se pitche dans la gueule du loup. On nait tous avec un « destin », même si j’aime pas le mot. On a des déterminations sociales, familiales, psychologiques, génétiques, whatever, qui font qu’on est portés à faire telle affaire au lieu de telle autre. Sauf qu’on peut sortir de ce « destin »-là : on devient une final girl pis on s’en sort, après avoir, comme elle, décidé de se battre.

Verdict

Recommandé. Faut connaitre un peu les slashers pour apprécier le film. Mais ça vaut la peine en crisse, malgré ses quelques défauts. Ça fait rire pis c’est le fun.

Burning Bright

avril 24, 2011

Réalisation : Carlos Brooks
Scénario : Christine Coyle Johnson, Julie Prendiville Roux pis David Higgins
Pays : États-Unis
Sortie : 2010

Je pensais pas le regarder mais j’ai lu quelques bonnes critiques qui m’ont convaincu d’y laisser une chance. Mais, vraiment, je m’attendais à rien. Quand même, un ouragan, un petit gars autiste pis un tigre, ça a le mérite d’attirer la curiosité.

Résumé

Ça commence quand Johnny Gaveneau décide d’acheter un tigre pour monter un genre de Safari Ranch pour faire du cash avec les touristes. Ça tombe mal, parce que le gars s’y connait pas pis que le tigre a été expulsé d’un cirque le mois d’avant pour avoir bouffé quelqu’un vivant. Kelly, c’est la belle-fille de Johnny, qui lui est le chum de sa mère, qui est morte y a une couple d’années. Depuis la mort de sa mère, Kelly s’occupe de son petit frère autiste, Tom. Mais elle doit quitter la ville pour aller au college, facque elle utilise le cash que sa mère y a laissé pour placer Tom dans une institution privée pour qu’y soit bien traité. Mais c’est Johnny qui a utilisé ce cash-là pour acheter le tigre. Tout ça pendant qu’un ouragan s’en vient. Johnny fait barricader la maison mais Kelly pis Tom se retrouvent pognés dedans, avec le tigre.

Critique

En gros, c’est un slasher avec un tigre comme tueur. Kelly pis Tom veulent pas mourir, pis le tigre veut les manger. Y passe de proche de réussir une couple de fois pis toute. Étonnement, on sent quand même ben la tension pis le film réussit à nous stresser – au moins un peu. Ce qui m’a énervé, c’est le fait que le tigre, c’est pas juste un tigre; c’est un evil tiger (« That tiger is not scary. He’s evil. ») Comme si c’était pas déjà assez dangereux comme ça, pis comme si un animal pouvait être fondamentalement mauvais. On aurait pu se passer des grognements pseudo-épeurants, quand même.
La réalisation a rien de spécial, c’est juste normal, mettons. Genre que j’ai rien à dire à propos de ça, sauf qu’elle est maladroite par moments – le zoom in sur le cellulaire qui tombe dans la penderie.
L’actrice principale, Briana Evigan, livre une bonne performance, surtout dans les moments les plus tendus, comme quand elle voit le tigre pour la première fois; sa réaction m’a semblée assez crédible pis réaliste, comme le reste de ses tentatives pour décâlisser de la maison. Le petit autiste, le beau-père pis le tigre sont juste corrects. Mais le personnage de Johnny est beaucoup trop exagéré; c’est un crisse d’épais comme y s’en fait pas, y a aucune nuance pis c’est vraiment le « méchant » du film, qui mérite son sort à la fin (on apprend entre temps qu’y a tué la mère pis qu’y veut tuer les enfants pour toucher la prime d’assurance ? Sérieux ?). Ça c’est moins bon. La relation entre Kelly pis Tom est quand même intéressante, surtout la bout où elle rêve qu’elle étouffe son petit frère, qui demande vraiment beaucoup de son temps. Tout le long du film, elle se sent mal de le laisser pour aller étudier, même si tout le monde y dit que c’est sa vie à elle pis qu’elle doit penser à elle avant les autres. Facque on voit que ça la fait souffrir de s’occuper de son frère, même si elle l’aime pis toute. Ça, c’est bon.

Analyse

C’est ça qui m’a un peu tapé sur les nerfs, l’espèce d’histoire de Tom qui passe par-dessus la mort de sa mère; au début, y laisse personne le toucher pis le dernier plan du film, c’est Tom qui prend la main de sa sœur. Vu demême, c’est un espèce de récit initiatique pour Tom pis Kelly. Lui fait le deuil de sa mère, pis elle prend la décision de s’occuper de son frère. Parce que le tigre dans la maison représente la menace du fardeau qu’elle porte en s’occupant de son frère. Le tigre veut la tuer, tandis que son frère – même si c’est pas voulu – l’empêche de faire ce qu’elle voudrait dans la vie. Pis à un moment donné, y a un parallèle clair entre Tom pis le tigre. Après avoir passé proche de se faire pogner, Tom pis Kelly se ramassent dans la cuisine, où Tom pique une crise. Y crie « Eat now ! Eat ! », justement alors que le tigre veut les manger pis que sa sœur prépare des boulettes de steak haché aux pilules somnifères. Facque le film c’est une métaphore du conflit intérieur de Kelly. C’est intéressant, mais en même temps l’histoire de Tom qui prend sa main à la fin, c’est un peu trop niaiseux pour moi.

Verdict

Pas recommandé. Ça laisse indifférent pis la réalisation est platte malgré le tigre, l’autiste pis l’ouragan. De la bonne volonté, mais pas un bon résultat.

Scream 4

avril 15, 2011

Réalisation : Wes Craven
Scénario : Kevin Williamson
Pays : États-Unis
Sortie : 2011

Inutile de dire que j’avais hâte, moi qui avait jamais vu les Scream avant y a quelques mois. Je m’étais donné le défi de deviner c’est qui le tueur cette fois-là, parce que j’avais lamentablement échoué dans tous les autres. Mais j’ai mis au point quelques règles pour arriver à un bon guess :

1. Dès qu’on nous montre un personnage louche, c’est pas lui le tueur
2. Quand la caméra zoome ou reste fixée sur un détail, c’est juste pour nous fourrer, c’est pas lui le tueur
3. Ça peut être n’importe quel motif, facque faut pas essayer de trop rationaliser
4. Tchèquez pour un personnage pas tant important qui disparait tout à coup, c’est peut-être lui

Mais y a des failles, parce que j’ai pas deviné.

Résumé

Facque c’est l’histoire de Sidney qui revient à Woodsboro après 10 ans d’absence pour faire la promotion de son livre Out of darkness, dans lequel elle raconte comment elle a réussit à coper avec ses expériences traumatisantes pis à recommencer une nouvelle vie. Elle retrouve Dewey pis Gale, qui sont rendus un vieux couple. Sidney va squatter chez sa sœur pis la fille de sa sœur, Jill, qui a reçu, avec ses amies chicks, des coups de téléphone de Ghostface. Quand deux filles de l’école sont retrouvées mortes, la marde pogne en ville. Dewey laisse pas Gale enquêter avec lui, facque elle y va en solo. Pendant ce temps-là, Sid pis Jill essayent de pas se faire tuer. Gale finit par tomber sur une gang de geeks d’horreur qui y donnent des infos nécessaires à son enquête : le tueur, d’après eux, fait un remake du premier Scream. Mais dans un reboot, y a toujours des différences, pis aussi plus de meurtres – encore. Ce soir-là, les geeks organisent un Stab-o-thon pour fêter les 10 ans des premiers meurtes. Gale pense que le tueur va se manifester, facque elle installe des caméras. À part ce ça, y a l’ex de Jill qui l’a trompée pis qui essaye de la reconquérir. Y a aussi une policière amoureuse de Dewey apparement jalouse de Gale. Comme d’habitude, tout le monde est suspect, pis tout le monde meurt.

Critique

La scène d’ouverture est malade. Je pense qu’y a 5 meurtres avant le générique, du bitchage de la série Saw, des jokes de mise en abyme, de l’auto-parodie pis toute. On apprend avec joie que la série Stab est rendue au 7e. Anyway, quand on voit apparaitre Scream 4 à l’écran, on a déjà crissement rit pis été crissement écoeuré. Ça commence ben en crisse.
On retrouve les mêmes personnages, pis on les aime encore, malgré tout. La seule différence, c’est que Gale a l’air d’un transexuel, mais bon. Y a aussi la nouvelle génération de la cousine de Sid. Génération Facebook pis Iphone pis toute, ce qui permet quelques bonnes jokes. On se rend compte assez vite que ça reprend l’intrigue du premier. Je trouve ça crissement intelligent de faire du tueur quelqu’un qui fait son propre remake de Scream. Les meurtres sont dans le même ordre – plus ou moins – pis on reconnait quelques personnages, genre le chum de Jill qui est pareil comme le chum de Sid. Les acteurs font tous une job correcte; personne se plante, personne excelle. Un petit big up pour le personnage du geek à la caméra, juste parce que ça envoie chier le monde qui veulent un peu trop qu’on les regarde. Le plus gros problème du film, c’est le nombre de personnages qui est beaucoup trop élevé : on garde les principaux des premiers films pis on en rajoute autant. Ce qui fait qu’on connait vraiment aucun personnage, facque on s’en crisse un peu qu’y meurent ou pas.
Le tueur est moins attardé que dans les trois premier : là, y saute à l’essentiel. Y continue à écoeurer le monde au téléphone, mais y les tue un peu plus brutalement – brutal dans le sens efficace, parce que c’est un peu moins inventif que les autres. Le boutte du couteau dans le front est quand même cool. Sinon, beaucoup de gorges tranchées, pis de thorax perforés. À bien y penser, c’est de loin le plus violent de la série. Le nombre de meurtre est hallucinant, pour notre plus grand plaisir. Pis on fait des sauts, aussi.
Le métadiscours, astheure. Même si j’ai trippé à entendre les personnages basher Saw pis tous les remakes des dernières années, j’ai eu l’impression que c’était un peu forcé. À la place de rire du torture porn, j’aurais aimé voir un Scream qui met en scène du torture porn, comme le Scream original a fait avec le slasher. Parce que, veut, veut pas, après 3 films, y reste pu grand-chose à dire à propos du slasher. Y me semble que ça aurait été plus intéressant pis plus nouveau, aussi. C’est pareil pour les références 2.0, qui ont l’air d’être là pour être là. C’est emmené un peu maladroitement, j’ai trouvé, mais ça m’a pas empêcher d’en rire. J’ai ben aimé les jokes à propos des mises en abyme, ça montre une belle lucidité de la part du scénariste. Sauf que des fois, on tombe un peu trop dans la comédie, comme quand le policier meurt en disant « Fuck you Bruce Willis ». Mais tout le discours sur les remakes m’a fait rire, surtout le call de Sid à la fin. Même chose pour le méga-narcissisme de la jeune génération qui veut se faire voir sur internet avec des vlogues pis autres affaires bizarres (j’ai jamais compris le monde qui se filment en train de commenter sur Youtube les phénomènes Youtube genre Rebecca Black ou le bébé indonésien qui fume 40 clopes par jour). Quoique c’est pas mal ça que je fais avec mon blogue, mais bon, moi c’est pas pareil. À mon grand étonnement, on va même jusqu’à rire de Sid qui publie un livre crissement téteux sur la reprise en main de sa vie pis sa « sortie de l’ombre ». En général, le cinéma grand public va dans le sens de ces livres-là, genre Eat, pray, love, facque j’ai crissement aimé le fuck you de Williamson à tous ceux qui publient des histoires d’espoir à la con.
J’ai lu que plusieurs personnes trouvent la fin poche. Bah, quant à moi, c’est normal que ça soit pas une vraie bonne fin, parce que c’est pour rire des films qui font pas de bonnes fins. Au contraire, j’ai aimé que ça finisse pas là où on pensait que ça allait finir. Tout ça pour dire que l’accent est pas mis sur le punch. Évidemment, le motif du tueur est pas très crédible parce que trop poussé, mais c’est une prise de position par rapport à un phénomène qui prend de plus en plus d’ampleur, c’est-à-dire la gloire pour rien, genre Antoine Dodson, devenu crissement connus parce qu’y a fait rire de lui sur Youtube.

Analyse

Pour être franc, je pense pas qu’y ait dequoi à trouver derrière ce qui est déjà là, c’est-à-dire la critique claire des remakes, du torture porn pis de la gloire à tout prix, le métadiscours sur la représentation pis l’autodérision à partir des clichés du genre. Je pense que c’est pour ça que Scream 4 est loin d’être aussi bon que le premier, ou même le 2e : à force de trop niaiser sur sa forme, le film perd de sa profondeur herméneutique.

Verdict

Recommandé. C’est une formule qu’on connait déjà, mais c’est quand même le fun à écouter, pour rire pis faire des sauts. Malgré tout, on est content de retrouver le monde de Scream, même si c’est pu aussi original pis inventif. C’est comme remettre des vieilles pantoufles laides.

Insidious

avril 8, 2011

Réalisation : James Wan
Scénario : Leigh Whannell
Pays : États-Unis
Sortie : 2011

Quand j’ai vu le trailer, je m’attendais à un autre Haunting in Cunnecticut, ou dequoi demême. Tout le monde avait l’air ben primés pour le nouveau film de James Wan, dont le premier Saw était excellent, pis son autre film d’après, Dead Silence, un des pires navets jamais écrits, réalisés ou produits. Tout ça pour dire que chu allé voir Insidious sans excitation, à peu près juste pour pouvoir écrire une review.

Résumé

C’est l’histoire d’un jeune couple (Josh pis Renai) qui a trois enfants : un bébé, un plus vieux, pis un autre plus vieux, d’à peu près 10 ans, Dalton. Ben Dalton, y tombe dans un genre de coma que les médecins peuvent pas identifier, ni expliquer. Facque ses parents le ramènent chez eux pis l’installent dans une chambre, plogué sur un respirateur artificiel. Pendant que Josh est à la job (y est prof dans une école secondaire), Renai travaille sur sa musique – elle est pianiste. On comprend que Josh travaille beaucoup pour y permettre de se concentrer sur son art. Anyway, pendant que Josh est pas là, des affaires bizarres commencent à arriver, genre des voix dans les walkie-talkies de bébé, des boîtes qui changent de place, des portent qui ouvrent toutes seules pis des ombres pas cleans pantoute. Renai finit par contacter une médium, qui envoit ses deux employés en mission de reconnaissance, pis elle finit par les rejoindre, vu les preuves d’une vraie de vraie hantise. Après une scéance de spiritisme à la Rencontre paranormales (mais en moins bullshitteux), la médium livre son verdict : l’âme de Dalton est pognée dans le Très-Loin, endroit qui a pas besoin d’être définit plus que ça. Comme Josh est supposément lui aussi super doué pour le voyage astral, y doit sortir de son corps pour aller récupérer son fils avant que d’autres esprits s’incarnent dans son corps.

Critique

Pour être franc, en sortant du cinéma, j’arrivais pas à mettre en mots ce que j’avais pensé du film. Avec du recul, ça va mieux. Disons que le film a été reçu de deux façons par les fans d’horreur : y en a qui ont crié au génie, dans le sens de retour à l’horreur old-school pis aux sauts surprenants, alors que d’autres ont juste dit que c’était une grosse pile de clichés sales. Je me situe entre les deux.
Insidious, c’est loin d’être une grand film, très loin, même. Tous les dialogues sont poches, surtout le boutte où la médium explique ses affaires de Très Loin (quelle mauvaise traduction, sérieux) pis toute. Les scènes intimes qui sont supposées dépeindre la vie familiale sont ratées, Wan a aucun talent pour ça. Les personnages sont pas très développés, ni très attachants. Je m’en crissait un peu, à la fin, qu’y le ramène, son fils. Pis le 20 minutes que Josh passe dans le Très Loin, franchement, c’est pas fort : une maison sombre avec un peu de boucane, that’s it, on est dans les limbes. Donc, chef-d’œuvre, non.
Mais c’est efficace. Ça fait du bien de voir un film d’horreur qui fait peur pour vrai – ces temps-ci, y sont juyste dégueulasses, les films d’horreur. À un moment donné, ma blonde s’est revirée vers moi pour me dire « Crisse qu’y fait peur c’te monstre-là ! », pis elle avait raison. L’espèce de goblin rouge est quand même épeurant, quoiqu’à la limite du ridicule. Faut voir ça comme un cauchemar d’enfant, sinon on y croit pas ben ben. Si Wan était poche pour faire les scènes de famille, y excelle dans les scènes d’horreur. Même si c’est des clichés, ces clichés-là sont ben utilisés, pas comme dans d’autres films. Y a pas juste des clichés : trouvez-moi un autre film où une médium fait une scéance de spiritisme avec un masque à gaz sur la tête ? Sérieux, c’est la meilleure scène du film. Wan, y sait comment faire peur.
Mais y sait aussi doser : les deux acolytes de la médium sont des genres de geeks comiques, mais leurs jokes détonnent jamais vraiment avec l’ambiance. Ça prend un comic relief, quand même, sinon y aurait des crises cardiaques dans la salle.
Mais ce que j’ai aimé le plus, c’est la scène avec l’alarme. C’est crissement déstabilisant pis épeurant. Pendant ce temps-là, on sait que Josh entend rien, pis qu’y a probablement quelqu’un dans la maison. En plus, ça décrisse les tympans. Ça nous met sur les nerfs en tabarnaque, pis ça marche.

Verdict

Recommandé. Insidious a beaucoup de défauts, mais aussi des qualités. Ça fait peur, même si c’est basé sur des clichés, pis on voit que c’est fait sans prétention, uniquement pour faire un film épeurant, ce qui est louable, en soi. Chu content de l’avoir vu, mettons.

The Blair witch project

mars 19, 2011

Réalisation : Daniel Myrick pis Eduardo Sánchez
Scénario : Daniel Myrick pis Eduardo Sánchez
Pays : États-Unis
Sortie : 1999

J’ai vu ce film-là y a longtemps, dans le temps où on trouve que les filles, c’est dégueulasse. Facque je me rappellais pas si c’était vraiment bon ou si c’était juste un pionnier poche du genre (même si c’était pas le premier – Cannibal holocaust, C’est arrivé près de chez vous). Je me souviens juste que j’avais pas vraiment compris la fin.

Résumé

Donc c’est l’histoire de trois étudiants, Heather, Josh pi Mike, qui vont à Burkittesville, dans le Maryland, pour tourner un documentaire sur une légende locale : la sorcière de Blair. Après avoir interviewé du monde de la place, y s’enfoncent dans la forêt supposément hantée. Pendant la nuit, y entendent des bruits à l’extérieur de leur tente, pi y se mettent à penser que du monde de la ville leur font des jokes. Y finissent par se perdre dans le bois en essayant d’arriver à une de leurs locations de tournage. À ce moment-là, la marde pogne entre les trois étudiants, surtout que les bruits la nuit se font de plus en plus menaçants.

Critique

J’affirme que, officiellement, The Blair witch project, c’est fucking bon. C’est pas juste le premier à vraiment populariser le found footage, c’est un crisse de bon film d’horreur pi un chef-d’œuvre de cinéma-vérité.
Le jeu des acteurs, les dialogues, les interactions, tout ça est vraiment crédible. Les entrevues, au début, on dirait que les témoignages sont spontanés comme si c’était vraiment un genre de vox-pop, avec les hésitations, les répétitions pi les bégaiements propre au langage quotidien. Pour les acteurs principaux, je trouve qu’y réussissent à faire croire à leurs personnages de jeunes dans la vingtaine. D’après Imdb, la plupart des dialogues ont été improvisés par les acteurs, pi ça se sent. La spontanéité est bien rendue à l’écran, même chose pour la dynamique entre les personnages. Même leur façon de se fâcher est réaliste, pi on est en tabarnaque pour eux.
C’est une autre qualité du film : réussir à faire sentir au spectateur l’irritation pi la peur de se perdre dans le bois pi de se faire attaquer par on sait pas quoi. Les personnages sont assez crédibles pour qu’on s’identifie à eux pour qu’on feel ce qu’y vivent. On comprend crissement leur peur à chaque fois qu’y montent leur tente. D’ailleurs, les scènes tournées la nuit sont sérieusement angoissantes. Ce film-là fait peur. Y parait, toujours d’après Imdb, que la scène quand la tente se fait brasser était pas préparée, que les acteurs ont choké pour vrai pi que leurs réactions sont genuines. La peur pis la mésentente entre les personnages sont amenées tranquillement pi de façon efficace; au début, y font des jokes pis toute, pi plus ça va, moins y niaisent, plus y s’engueulent. Vraiment ben fait, sans être maladroit ou trop évident.
La dernière partie dans la maison est crissement terrifiante.

Analyse

Encore une fois, on hésite entre surnaturel pi rationalisme. Après avoir entendu des bruits dans le bois, Josh dit que c’est du monde « fucking with your head. Have you ever seen Deliverance ? » Dans Deliverance, les trois gars sont en canot dans une région sauvage pi se font attaquer par des rednecks. Évidemment, les Heather, Josh pi Mike peuvent pas croire sérieusement à la légende. Mais on sent qu’y ont peur pareil. Rendu à un certain point, on peut pus douter du mythe de la sorcière de Blair : « Have you heard the children laughs ? » à ce point-là, les personnages sont perdus dans la forêt pi y peuvent pus s’échapper. Y sont comme pognés dans la légende. C’est ça qui fait peur, c’est que plus ça va, plus y s’enfoncent; dans la forêt, pi dans le surnaturel. Josh capote pi arrête pas de répéter « We’re in the middle of the goddam woods », ce qui rappelle les premiers vers du Inferno de Dante :

« Au milieu du chemin de votre vie,
Je me retrouvai par une forêt obscure
Car la voie droite était perdue. »

Les bois mènent à l’enfer, si on veut, parce qu’on a pus nos repères civilisés qui nous permettent de nous sentir en sécurité. Tout le long, les personnages essayent de rationaliser, mais à chaque fois, l’hypothèse surnaturelle les rattrappe.

Même si la forme de Blair witch project est « innovatrice », on peut quand même voir le schéma classique des films d’horreur : au début, on a un avertissement : le bébé qui met la main sur la bouche de sa mère quand elle raconte l’histoire de la sorcière. Dans les films d’horreur, les enfants ont souvent une plus grande sensibilité que les adultes (on a juste à penser à Poltergeist). Le bébé se met à crier No no no !, comme si l’histoire est pas à prendre à la légère. Plus tard, un des personnages fait tomber une pile de roches; Heater choke pi la remet en place. Les trucs épeurants commencent à arriver juste après. C’est le classique transgression/punition qui est présent dans presque tous les films d’horreur. Aussi, la structure en crescendo est une constante du cinéma d’horreur. Les indices s’empilent pi les affaires épeurantes sont de plus en plus horribles.
Ce qui est original, c’est qu’on voit jamais ce qui fait peur, même à la fin. Un peu comme dans The haunting. On entend des rires d’enfants pis on sait que c’est vrai, mais on voit jamais rien d’épeurant; on voit la peur, mais pas ce qui la cause. On voit les personnages choker, on voit les tas de roches, les espèces de bonshommes de brindilles accrochés aux arbres, mais jamais ce qui les a fait. On a peur mais on sait pas de quoi. On le devine, mais on peut jamais le confirmer. On reste dans le doute, pi c’est pour ça que le film fait peur en crisse. Dans Signs, on arrête d’avoir peur quand on voit le grand bonhomme vert. Avant ça, ça faisait peur. Ça renvoit au début du film, quand un des gars interviewés dit que le tueur d’enfants du début du siècle pouvait pas soutenir leurs regards, pi c’est pour ça qu’y les installait face au mur pour les tuer un à la fois. Ça explique pourquoi on voit jamais ce qui attaque les personnages. Y peut pas soutenir leurs regards, parce que si y se fait voir, y arrête de faire peur. C’est pour trouver la vérité que Heather est venue faire son documentaire. Son but, c’était de prouver que la légende était vraie ou le contraire. Vu que ce qui fait peur peut pas soutenir les regards, ben on voit jamais ce qui attaque les personnages.

Verdict

Recommandé. C’est un incontournable du cinéma d’horreur, pi un film d’horreur qui fait peur pour vrai, ce qui est plutôt rare. La caméra subjective est crissement ben utilisée pi les acteurs sont des vrais champions.

Color me blood red

mars 7, 2011

Réalisation : Herschell Gordon Lewis
Scénario : Herschell Gordon Lewis
Pays : États-Unis
Sortie : 1965

C’est le troisième volet de la Blood Trilogy, qui commence avec Blood Feast pi Two thousand maniacs! Mais Color me blood red est pas aussi connu que les deux premiers. Ce qui est sûr, c’est que le cover était alléchant.

Résumé

C’est l’histoire de Adam Sorg, un peintre fucked-up pi imbu de lui-même qui réussit pas à trouver les bonnes teintes de rouge pour ses tableaux. À un moment donné, sa blonde se coupe sur le clou d’un cadre pi essuie sa main sur une toile. Adam trouve le sang pi a une révélation : c’est la teinte qu’y cherchait. Facque y demande à sa blonde d’y donner un peu de sang. Mais elle trippe pas pi y dit d’utiliser le sien. Ce que Adam fait sans hésiter. Mais quand y réalise qu’y a besoin d’une grande quantité de sang, y hésite pas à tuer sa blonde pi à peindre directement avec son cadavre comme pinceau. La toile est un succès, mais le monde de la galerie y demandent de prouver qu’y peut en faire une autre aussi réussie. Facque Adam tue deux baigneurs (y habite à côté de la plage) qui avaient emprunté ses watercycles, des genres de pédalos/vélos. Anyway : y fait sa toile, que des marchants d’art veulent acheter. Mais y sont pas à vendre, pi Adam se fâche. Quand une gang de jeunes adultes viennent se baigner sur la plage, y demande à une des filles de venir poser pour lui. Pendant qu’elle va chez lui, ses amis trouvent un cadavres enterré dans le sable. Y se pointent chez Adam pi sauvent leur amie. Voilà.

Critique

Color me blood red m’a procuré beaucoup de plaisir, mais un plaisir qui s’apparente à Troll 2. Les acteurs pi les dialogues sont tellement mauvais que c’en est drôle. Pi y a des affaires qui ont juste aucun sens, genre la gang de jeunes adultes qui s’amusent à la plage comme des enfants, en s’arrosant pi en criant de plaisir. Ou ben en utilisant les watercycles qui vont à 10 km/h pi qui sont complètement ridicules. Y a aussi des personnages bizarres, comme l’autre peintre crissement stéréotypé pi le couple qui s’habillent pareil pi qui arrêtent pas de danser pi de se donner des petits becs secs. Le linge des acteurs, que ce soit les maillots de bain, les petites shorts ou les cheveux, est toujours tellement laite que ça fait décrocher. Sans parler des peintures qui sont supposées être super excellentes alors qu’elles sont juste ridicules.
Y a vraiment quelques scènes d’anthologie dans Color me blood red, qui sont comparables au « Oh my goooooood ! » pi « Nilbog ! It’s goblin spelled backwards » de Troll 2. Par exemple, la scène avec le bateau à moteur, quand le peintre charge les watercycles avec un harpon comme une chevalier charge avec une lance. Ou quand le couple weird sont autour d’un feu de camp pi qu’y mangent la guimauve au bout du baton de l’autre en criant « Aim ! ». Ou quand le gars trouve le cadavre enterré dans le sable pi que la première chose qu’y dit c’est « Holy Bananas ! ». J’oublierai jamais ça.
Malgré tout, certaines scènes sont quand même écoeurantes, même si y a juste trois meurtres (dont un qu’on voit pas) dans tout le film. Personnellement, quand je vois le gars de couper un doigt avec une lame de rasoire pi ensuite frotter son doigt contre la toile pour peindre, ça m’écoeure. Pi quand Adam remplit son pot de couleur en squeezant les intestins de la fille éventrée pi attachée en croix.

Un petit mot pour dire que les commentaires du réalisateur pi du producteur sont quand même intéressants parce qu’y sont très au courant que leur film est pas très bon. Y sont capables de porter un regard critique sur leur propre film pi d’en rire, ce qui les rend crissement sympathiques.

Analyse

Le spectateur attentif va remarquer que la couleur rouge est présente dans tous les plans, ou presque, que ce soit le chandail de la blonde de Adam, le tapis dans la salle d’exposition ou les flotteurs des watercycles. À part être récurrent, ça veut pas dire grand-chose, ça.
Ce qui est intéressant, c’est le parallèle avec le cinéma gore, qui était à l’époque encore à ses début, j’oserais même dire à ses balbutiements. Adam fait de l’art avec du sang. Le gore fait de l’art avec du sang, oui, mais avec du faux sang. C’est la différence entre le gore pi le snuff. Je comprend vraiment pas les gens qui pensent que vu que j’aime le cinéma gore, j’aime aussi regarder des journalistes américains se faire décapiter en Irak. Pas pantoute. Y me semble qu’y a une différence, non ? C’est cette différence-là que le film expose. C’est un plaidoyer pour le gore qui affirme sa propre fausseté pi son côté mimétique pour répondre aux détracteurs du genre, qui l’attaquent à grands coups de moralité aveugle.

Verdict

Recommandé, mais juste pour ceux qui aiment rire d’un film pas vraiment bon. C’est pas pour rien que Color me blood red est pas aussi connu que Bloodfeast. Un joint peut grandement augmenter le plaisir de visionner ce film-là.

Marble Hornets

février 19, 2011

Réalisation : Marble Hornets
Scénario : Marble Hornets
Pays : États-Unis? Canada?
Sortie : 2010-2011…

Marble Hornets, c’est une websérie d’horreur dont j’ai entendu parler par une source anonyme, que je remercie ben gros, en passant. Ça a commencé à être diffusé sur Youtube en 2010. La première saison comporte 26 épisodes pi la deuxième vient de commencer y a deux mois, pi y a déjà 9 épisodes. Les épisodes peuvent aller de quelques secondes à quelques minutes. Anyway, voici le premier épisode :

Résumé

Rapidement : c’est l’histoire de J, un étudiant en cinéma qui a récupéré toutes les cassettes qu’un de ses amis, Alex, avait tourné avant de quitter la ville. Y était en train de faire un film, y est devenu bizarre, y s’est mis à toute filmer ce qu’y faisait pi y est parti. Facque chaque épisode, c’est J qui post dequoi de weird qu’y a trouvé sur les milliers de tapes de Alex. Mais à un moment donné, y commence lui-même à être impliqué dans l’histoire, pi y se met à filmer lui itou.
Je veux pas en parler trop parce que ça fait partie de toute la gimmick de found footage pi toute. En gros, c’est des posts sur Youtube qui font semblant d’être vrais pi qui sont postés par un user qui s’appelle Marble Hornets. À peu près à la moitié de la première saison, un autre user, Totheark, a comme commencé à poster des réponses aux vidéos, comme si ce qui arrive dans les posts est réel pi que toute ça se passe pour vrai. Bon.

Critique

Je veux mettre en garde tous les haters du found footage : c’est pas du caca qui nous prend pour des cons comme The Fourth Kind. C’est du found footage à son meilleur, qui fitte vraiment ben avec le format websérie. Ce qui est intéressant, c’est que J, y connait pas les dates des tapes. Facque y regarde ça random, sans savoir ce qui vient avant ou pas. Le résultat, c’est des éléments étranges pi disparates qui forment pas une trame narrative claire. On sait pas ce qui vient avant ou après, pi faut essayer de reconstruire tout ça. Ça change du found footage qu’on voit d’habitude. Pi y a aussi beaucoup de jeux avec l’image, soit qui griche, ou ben qui se coupe en deux, par exemple, pi avec le son, qui fucke des fois. Les réalisateurs ont vraiment réussit à tirer le plus possible du sous-genre.
Ici, faut que je spécifie que c’est une petite production amateure, pi très modeste dans ses moyens. Ce qui fait que des fois, le jeu des acteurs est pas génial. Mais la plupart du temps, ça dérange pas pantoute. C’est cheap, mais c’est fucking ben réalisé. J’ai ben aimé le post où y a une entrevue avec un gars, pi que la caméra filme juste son torse pi ses bras, mais pas sa tête. Tout le long, on voit le gars jouer avec le coin d’une feuille de papier, comme on ferait si on était stressé. C’est pas grand-chose, mais c’est fucking bon.
Contrairement à ce qu’on pourrait penser, ça fait peur. Des sauts, de l’angoisse pi toute. La technique classique de la caméra subjective – à la [REC] – est utilisée, mais pas trop, pi judicieusement. Ce qui fait le plus peur, c’est la bizarrerie des différents éléments mis en place au cours de l’intrigue. Comme je l’ai dit, c’est pas linéaire. Facque y une accumulation de motifs récurrents – les pilules, le gars en suit, les bonhommes en tissu, etc – mais qu’on comprend pas trop pi qu’on est incapables de lier logiquement. Ça laisse une impression d’étrangeté pi d’imprévisibilité qui nous rend vulnérables, en tant que spectateurs.

Verdict

Recommandé, crissement recommandé. C’est original pi vraiment ben faite. Ça fait étrangement peur pi c’est agréablement weird. Jouez le jeu pi aller voir de quoi ça a l’air, ça vaut la peine.

The Thing

février 17, 2011

Réalisation : John Carpenter
Scénario : John W. Campbell Jr. pi Bill Lancaster
Pays : États-Unis
Sortie : 1982

Je dois avouer que je connais crissement mal le cinéma de John Carpenter. J’ai vu Halloween, qui m’a pas impressionné plus qu’y faut, même si la première moitiée était excellente. Je comprend son influence pi toute, mais ça m’a un peu emmerder, pour être franc. Mais j’ai entendu juste des bons commentaires à propos de The thing, facque je me suis décidé. Mes attentes étaient quand même élevées.

Résumé

Une équipe de recherche américaine située en Antarctique se fait attaquer par un norvégien qui a l’air de vouloir tuer un de leurs huskys. Y finissent par le tuer, parce que c’est dangereux, un norvégien avec un gun. Facque MacReady le pilote d’hélico pi le docteur Blair se pointent à la station norvégienne pas loin de la leur. Y trouvent juste les ruines d’un bâtiment détruit par le feu. Y trouvent aussi un genre de gros bloc de glace qui ressemble bizarrement à un sarcophage, une créature crissement fucked up brûlée pi abandonnée dans la neige pi un immense trou dans la glace au fond duquel y a, hé oui, une soucoupe volante. Revenu au camp, Blair fait des analyses mais arrive à aucun conclusion. Le chien louche du début finit par tuer les autres chiens pi se transformer en grosse cochonnerie pas clean. MacReady finit par la tuer avec un lance-flamme. Blair fait des analyses pi y découvre que l’organisme extraterrestre contamine les êtres vivants avant de prendre leur forme. Y peut se transformer en n’importe quoi pi n’importe qui peut être infecté parce que ça se transmet par simple contact. Affolé par l’idée que la Chose atteigne la civilisation, le doc décide que personne va partir : y décâlisse la station-radio du camp. Les autres l’enferment dans un shack pas loin du camp. Sauf que là, personne sait c’est qui qui est infecté. La paranoia s’installe, pi le carnage commence.

Critique

Commençons avec la chose qui nous reste en tête après le visionnement de The thing : le gore. Les effets spéciaux sont malades. Y sont fait à la mitaine, avec pas de CGI pi juste des tubes pi du stop-motion. Pi le l’imagination, parce que la Chose a pas vraiment de forme. Elle contamine un organisme, le décâlisse en sortant de lui pi ensuite, elle pogne son apparence. Évidemment, y faut la pogner avant qu’elle finisse sa transformation. Ce qui nous donne droit à pleins de scènes de créatures en mutation, genre avec des faces de chien déformées, des yeux humains à des places pas rapport, des tentacules, pi d’autres affaires horribles. Lovecraft aurait pas pu inventer dequoi de plus malade : y a aucune retenue dans les effets créés par Bottin pi Winston, aucune tentative de rendre ça réaliste – ce qui empêche pas que ça soit dégueulasse. Ce qui se fait de meilleur dans le gore, c’est ça.
Le build-up est peut-être un peu rapide à mon goût, mais une fois que le climat de paranoia est installé, ça marche en esti. Kurt Russell est excellent dans son rôle de gars tough qui pogne les choses en main. Les autres acteurs aussi font ben leur job, même si un des personnages noirs est un peu trop stéréotypé, mais bon. Le film fait pas peur : c’est pas stressant, dans le sens que y a pas vraiment de suspense, pi on fait pas de sauts non plus.
Quelques éléments ont mal vieillis, ce film-là a quand même 30 ans : le tout début, quand on voit une soucoupe volante entrer dans l’atmosphère terrestre pi le bout où on voit le doc analyser l’organisme. Sur un vieil écran d’ordi, on voit des grosses cellules pixelisées à fond pi l’ordi raconte explicitement, pour ceux qui avaient pas encore compris, pourquoi c’est dangereux. Y dit dequoi genre : Après le premier contact avec la civilisation, le monde entier sera contaminé en 27 000 heures. Ça, c’était pas ben bon.
La fin est vraiment excellente pi pessimiste. À cause de ça, elle plaira pas à tout le monde, mais c’est la vie.

Analyse

Le titre le dit : The thing. Le monstre, on sait pas c’est quoi, y a pas de forme. C’est une chose, parce qu’on peut pas le décrire. Pi tuer dequoi qu’on connait pas, c’est chiant. Mais le pire, c’est que la Chose peut prendre n’importe quelle apparence. Facque y faut se méfier de tout le monde, même des chiens. Les seules fois où on voit la Chose, c’est quand elle se transforme; donc c’est dans un tas informe de membres déformés pi un medley de chiens, d’humains pi de on sait pas trop quoi d’autre. Elle est toujours en mutation pi son apparence est jamais la même. C’est ça qui fait peur : pas pouvoir l’identifier clairement. Si le monstre était une grosse bibitte laide, ça fait peur, mais au moins, tu sais à quoi t’as affaire. Mais dans leur cas, y le savent même pas. Cest la peur de l’inconnu, de l’Altérité qui est, par définition, inquiétante, parce qu’on sait pas c’est quoi. Cette peur de l’Autre crée aussi la peur des autres, parce que ça pourrait être n’importe qui. Mais l’Autre, ça peut aussi être soi-même, parce qu’y peuvent être infectés sans même le savoir. On a tous un monstre potentiel en nous.
C’est ça, la vie en société : on peut vivre ensemble parce qu’on fait confiance aux autres, même si on sait que tout le monde est un monstre potentiel. Sauf que, des fois, y a des monstres qui ressortent, pi ça donne des Robert Pickton pi autres tueurs en série. Dans The thing, c’est justement l’ordre de la société qui est fucké, parce que ça devient impossible de faire confiance aux autres. La Chose qui peut prendre toutes les formes, c’est tout ce qui peut venir bousculer l’ordre de la vie en société. Ce qui fait peur, donc, dans The thing, c’est la fracture de l’ordre social pi le retour à une espèce de loi de la jungle qui force à vivre dans une paranoia constante une vie qui est sans cesse menacée.

Verdict

Recommandé. C’est un film divertissant, avec un bon rythme pi un développement intéressant. Mais la vraie raison pour voir ce film-là, c’est le gore pi les effets spéciaux. Ça vaut crissement la peine.

The ninth gate

février 16, 2011

Réalisation : Roman Polanski
Scénario : John Brownjohn, Enrique Urbizu pi Roman Polanski, d’après le roman Le club Dumas de Arturo Perez-Reverte.
Pays : Espagne, France, États-Unis
Sortie : 1999-2000

Ça peut paraitre bizarre, mais c’est un des classiques de ma jeunesse. Quand je pense à Johnny Depp, je pense pas à Jack Sparrow, ni au Madhatter, ni à Ed Wood; je pense à Corso. Je me rappelle, chu allé le voir au cinéma avec mes parents, je devais avoir 12 ans. Y me semble que j’avais aimé ça même si j’avais rien compris. Je l’ai vu quelques autres fois après ça, mais jamais depuis que je m’intéresse plus sérieusement aux films fantastiques/d’horreur.

Résumé

Dean Corso est un dealer de livres anciens, qui hésite pas à fourrer un peu ses clients quand l’occasion se présente. Y est sûr de lui, y a de la répartie pi y c’est un businessman terre-à-terre. Y se fait engager par un collectionneur millionnaire, Boris Balkan, qui possède laplus grosse collection de livres sur le Yable au monde. Ayant récemment mis la main sur le livre The ninth gate of the kingdom of shadows, livre supposément écrit par le Yable lui-même pi dont y reste juste 3 copies dans le monde, y veut que Corso retrouve les deux autres pour vérifier si le sien est authentique. Facque Corso se pousse en Espagne, au Portugal pi en France pour trouver les autres livres. Mais y se rend compte que ça sera pas facile pi que Balkan est pas le seul à être intéressé par ce livre-là. Corso est pogné au milieu de plein de meurtres bizarres pi y a l’impression de se faire suivre. Une chance, y rencontre une fille qui l’aide dans son projet. Y compare les trois copies du livre pi y trouve des petites différences qui le mettent sur la piste d’une affaire qui le dépasse.

Critique

C’est peut-être parce que j’étudie en littérature, mais toute l’intrigue qui tourne autour d’un vieil ouvrage écrit par Satan, moi ça me plait. J’ai l’impression que ce film-là c’est une version moins niaiseuse de Davinci Code : les deux mettent en scène une quest pour la vérité qui comporte des obstacles, mais Corso est ben plus humain que Robert Langdon, pas loin d’être un super-héros. Surtout, l’enquête avance ben moins vite que dans le livre de Dan Brown, ce qui rend ça plus réaliste pi moins épais. J’ai été étonné de voir les mauvaises reviews sur RottenTomatoes pi IMDB; ça parlait, entre autres, d’un manque de rythme que j’ai pas remarqué. C’est plas un thriller avec plein d’action, c’est sûr, mais ça veut pas dire que c’est platte. Le build-up est bon pi progressif, pi y nous fait plonger dans le mystère petit à petit.
J’aime ben le personnage de Corso; c’est pas un genre de héros pur pi parfait qui s’oppose à un méchant pas fin. On tombe pas dans le manichéisme. Corso est pas très moral, ou honnête, mais ça le rend humain, donc attachant. Balkan aussi est intéressant, en collectionneur obsédé pi un peu fou. Les acteurs font ben leur job, aussi, pi les dialogues sont loin d’être téteux. Les personnages secondaires sont cools eux aussi : les frères jumeaux moustachus, le vieil aristocrate dont la noblesse s’effrite pi la madame en chaise roulante.
Ce que j’ai aimé, c’est que le côté surnaturel est pas amené comme il l’est d’habitude; au lieu d’être une genre de secte qui invoque le Yable, c’est un collectionneur zélé qui s’imagine être le seul digne de le faire. C’est moins invraisemblable, y me semble. Même que j’ai eu l’impression que Polanski riait des films de cultes sataniques : la scène où Balkan interromp la messe noire en criant « Mumbo Jumbo ! » pi en envoyant chier tout le monde en disant que la Yable se pointera pas pour une gang de geek déguisés avec des toges noires. Ce qui fait que la fin est cool, sauf la toute dernière image : Corso qui s’avance dans un gros flash de lumière blanche. Ça gâche presque le film.

Analyse

Dans The ninth gate, j’ai vu une genre de quête de l’Ailleurs qui est à rapprocher avec Là-Bas de Huysmans, pi aussi des poèmes de Baudelaire genre Anywhere out of the world ou L’invitation au voyage. Quand je parle d’Ailleurs, je veux dire un but à sa vie, une raison d’être. Je m’explique : le personnage de Balkan, c’est un millionnaire, voire milliardaire, qui se donne à fond pour sa collection, parce qu’y sait pu quoi faire de sa vie : y est déjà riche. Ça veut dire qu’y peut avoir pi faire ce qu’y veut. À défaut d’avoir un but, y s’en invente un, celui de collectionner les livres anciens pi rares qui parlent du diable. Pi quand y trouve son exemplaire de The ninth gate, y veut savoir si cest le vrai, pour pouvoir accomplir son rêve. Devenu obsédé par sa collection de livres sur le Yable, y finit par croire sérieusement que c’est Lucifer qui a écrit son livre, pi que c’est lui le seul qui mérite de recevoir la visite du Yable. Sauf qu’à la fin, quand y fait sa cérémonie, y se rend compte que c’est de la bullshit son affaire, pi que sa collection l’a mené à rien. C’est une genre de prise de conscience de la futilité de son objectif de vie, qu’y doit payer de sa mort. C’est comme Durtal dans Là-Bas : après avoir vu les bas-fond du satanisme parisien, y réalise que ça donne rien, finalement, pi y revient à la case départ.
De l’autre côté, on a Corso qui réussit vraiment à voir le diable, incarné par Emmanuelle Seigner. Est-ce que c’est parce que lui, comparé à Balkan, poursuivait sa quest sans vanité pi juste par curiosité? Parce qu’au lieu de chercher un ailleurs de rechange, y cherche l’Ailleurs? Ça, je le sais pas. C’est peut-être aussi un pacte faustien pour la Connaissance ultime ou ché pas trop. En fait, j’ai pas compris pourquoi Corso s’attire les faveurs du Yable pi pas Balkan. Quelqu’un a une idée ?

Verdict

Recommandé. Un bon thriller fantastique (un peu) au rythme lent mais ben amené, qui évite de tomber dans les clichés du genre.