5150, rue des Ormes

Réalisation : Éric Tessier
Scénario : Patrick Sénécal (basé sur son propre roman du même titre)
Pays : Québec
Sortie : 2009

Ça c’est un film que j’ai regardé sans avoir d’attentes. Le trailer m’avait turné off mais je l’ai regardé pareil, juste au cas où. Dans le fond, Super Écran, c’est faite pour écouter des films que t’aurais jamais loué normalement.

Facque c’est un étudiant de cinéma qui se fait séquestrer par un père de famille fucked-up. Sa fille ainée itou est folle. La mère, elle, est complètement soumise à son mari pi leur petite fille souffre d’une déficience intellectuelle. Peu à peu, on se rend compte que c’est pas le premier à se faire enfermer par le papa fou, qui a l’air de s’être donné une mission Jésus-style pi qu’y tue les « non-justes ». Finalement, y dit au gars qu’y va pouvoir s’en aller quand y va le battre aux échecs.
L’idée est loin d’être originale. C’est pas le premier tueur pseudo moral qu’on voit : tchèquez Seven pi Saw (1 à 15). C’est pas non plus la première game d’échec qui détermine l’avenir d’un personnage. Y a aussi l’exposition qui est trop courte : en dix minutes, Marc-André Grondin est déjà enfermé. Mais malgré des petits défauts demême, le film m’a crissement surpris. Je pensais qu’ça serait pourri, pi c’était paspire pantoute.
Contrairement à ce qu’on voit dans bande-annonce, Marc-André Grondin joue fucking ben. J’ai trouvé qu’y était vraiment bon pour interpréter un gars début vingtaine qui est mis dans une situation demême. J’ai aimé le fait qu’y vire un peu psycho aik les échecs, comme le personnage dans Le joueur d’échecs de Zweig. La folie est ben représentée par la chambre qui devient toute tordue; quand a se rempli de sang, c’est vraiment creepy.
Le personnage du père, je l’aimais pas, au début. Mais vers la fin, y se complexifie de façon intéressante. Vu qu’y a jamais perdu une game d’échecs, pi qu’y prenait tout le temps les blancs, ben y est persuadé qu’y raison pi que le bien triomphe toujours du mal. L’enjeu de la game, c’est pas la libération de Grondin : c’est de montrer au fou que c’est un crisse de psychopathe pi y montrer qu’y pas raison pantoute. C’est pour ça que Grondin devient obsédé par la game.
Dans le fond, la faiblesse de l’idée de départ est crissement compensée par le développement psychologique des personnages pi des questions morales soulevées. Comme dans Les sept jours du talion, roman pi film.
J’ai été aussi agréablement surpris par le degré de badness du film : le jeu d’échecs grandeur nature formé de cadavres est sérieusement creepy pi le papa qui tire sur sa petite fille attardée mentale aik un shotgun, ça fait faire le saut en esti. La fin est loin d’être positive, pi même si c’est présenté d’une façon un peu maladroite, l’idée est bonne.

Verdict : c’est pas un grand film mais c’est quand même un visionnement agréable. Plus ça avance, plus c’est bon.

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