The innocents

Réalisation : Jack Clayton
Scénario : John Mortimer, William Archibald pi Truman Capote (Étonnant.), d’après le roman The turn of the screw, par Henry James
Pays : Royaume-Uni, États-Unis
Sortie : 1961

Le roman d’Henry James est excellent. Je savais qu’y avait eu des adaptations au cinéma mais je savais pas qu’elles étaient supposées être bonnes. Mais The innocents, c’est censé être fucking bon.

C’est l’histoire Miss Giddens, une jeune femme qui se fait engager comme gouvernante dans une grande maison de la campagne anglaise. Elle doit s’occuper de deux enfants orphelins dont leur oncle veut pas vraiment la garde. Elle apprend de la bonne (Mrs. Grose) que l’ancienne gouvernante (Miss Jessel) est morte depuis pas longtemps. Ben vite, Miss Giddens commence à voir un homme qui est pas supposé être là, pi qui s’avère être un ancien domestique – et amant de Miss Jessel – mort lui aussi depuis un boutte. Pendant ce temps-là, les deux enfants Flora pi Miles agissent de façon bizarre pi creepy.

J’étais curieux de voir comment le roman allait être adapté, parce que l’essentiel du texte, c’est les réflexion pi les impressions de la narratrice, Miss Giddens – d’ailleurs, je pense qu’elle est même pas nommée dans le livre. Je me demandais aussi si l’ambiguité de la fin allait être maintenue. Finalement, les scénaristes ont décidé de pas être aussi mystérieux : y ont pris une piste d’interprétation du roman pi y l’ont développée. Sans être trop explicite, ça donne un excellent résultat.

The innocents, ça doit être un des premiers films à utiliser une chanson chantée par un enfant pour la rendre creepy. Pi ça marche. Comme dans le livre, les enfants font peur même si y font rien de particulièrement bizarre. La scène la plus creepy, c’est clairement quand Miles récite un poème crissement dark pi louche. Les enfants jouent ben leur rôle, pi j’ai l’impression que leur jeu a moins vieillit que celui de Deborah Kerr, qui fait une bonne job pareil.

J’ai ben aimé le climat de paranoïa qui s’installe dans la grande maison. Miss Giddens sait que quelque chose cloche, pi elle sait que les enfants savent qu’elle le sait. Si on ajoute à ça l’espère de tension sexuelle bizarre pi malaisante entre elle pi Miles, ça donne une ambiance inquiétante vraiment intéressante. Même si le film a 50 ans, on ressent toujours un certain suspense, on s’enfait pour Miss Giddens pi on a peur des enfants. La tension monte tout le long, pi la finale est terrible, comme dans le roman. Ça laisse avec plein de questions pi ça nous fait réfléchir.

Verdict : Recommandé. Ça respecte le roman tout en emmenant des nouveaux éléments intéressants. Toujours bon après 50 ans.

2 Réponses to “The innocents”


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