The shining (L’enfant lumière), par Stephen King

Éditeur : J’ai lu
Parution : 1977, traduction en 1979
574 pages

J’avais déjà lu du King avant d’avoir envie de lire The shining : It pi Salem. Dans les deux cas, j’ai pas été impressionné. Peut-être que chu juste jaloux parce qu’y fait 40 millions par année juste en droits d’auteur. Mais là, j’ai opté pour un classique, peut-être le plus classique de l’ami Stephen. Jme disais que, si un réalisateur comme Kubrick en a fait un film, ben ça doit pas être un livre de marde.

« Shining, c’est Danny, enfant-médium dont la seule présence réveille les forces maléfiques d’un palace vide et coupé du monde. C’est là qu’un destin cruel a jeté Danny et ses parents.
C’est là que le don de l’enfant va faire surgir des monstres, des fantômes, des corps innommables.
Le passé du palace maudit envahit le présent… et veut la mort de Danny. Il est seul entre une mère terrorisée et un père devenu fou… »

Résumé plus clair : Jack Torrance – un nom qui peut juste exister dans une fiction – sa femme Wendy pi leur fils Danny vont s’enfermer dans un huge hotel dans les montagnes du Colorado pendant toute l’hiver, quand le seul chemin qui mène à la ville la plus proche est complètement bloqué. Jack, ex-alcolo pi ex-professeur à l’université a pas eu vraiment le choix d’accepter la job de gardien de l’hôtel, parce qu’y avait pas de cash. Y veut en profiter pour finir la pièce de théâtre sur laquelle y travaille depuis longtemps. Wendy, elle, heureuse que son mari ait arrêté de boire, espère que son couple va se remettre à marcher. Danny, comme tous les enfants de romans d’horreur, y est bizarre : y a un ami imaginaire qui s’appelle Tony pi qui y montre des affaires qu’y est pas supposé savoir. Y peut aussi lire – plus ou moins – les pensées des gens. Un crisse de bon set-up pour que la marde pogne dans l’hôtel. Y arrive plein d’affaires pas clean : des animaux de cèdre qui bougent, des taches de sang sur les murs, un ascenceur qui marche tout seul, ce genre d’affaires-là. Le papa vire fou pi parano.

La lecture de The shining a confirmé mon opinion sur King : c’est le fun à lire, mais c’est modérément bon. J’y reproche son manque de subtilité : y souligne à gros traits les affaires qu’y faut qu’on sache :

« – Moi aussi je les ai entendus. Ce qui veut dire que l’hôtel mobilise toutes ses forces. Il veut nous détruire tous les trois. Mais je pense… j’espère que seul ton père se prêtera à leurs machinations diaboliques. Il n’y a que lui que l’hôtel peut atteindre. Est-ce que tu me comprends, Danny? Il faut absolument que tu me comprennes.
– L’hôtel a attrapé papa. »

Tsé, j’avais pas vraiment besoin de me faire dire ça. C’est assez évident, y me semble. En tout cas. C’est pas si pire. Autre chose : son écriture est mécanique. Là, y veut nous dire ça. Là, c’est ça qu’y veut dire. Ça, c’est important. On remarque trop facilement les éléments qui font partie du build-up dramatique pi fantastique.

On pourrait reprocher à King de faire ses romans au moins deux fois trop longs. C’est vrai qu’y a beaucoup de stock qui est pas directement lié à l’intrigue. Mais d’un autre côté, on connaitrait moins bien les personnages, chose qui est super importante à mon avis. Y fait toujours des fucking longues expositions : on apprend toute de Jack, Wendy pi Danny dans les, mettons, 140 premières pages. Après, quand on sait l’essentiel, on peut aller à l’hôtel. Ça fait que la psycho des personnages peut être assez ben exploitée. On comprend comment Wendy file pendant que son mari pète de plus en plus les plombs. On comprend aussi que Jack est plein de failles pi que ça prend pas grand-chose pour le briser complètement – genre des fantômes.
Quant à l’intrigue, c’est presque un roman gothique genre The castle of Otranto. Les personnages arrivent dans un lieu bizarre, pi l’Overlook est l’équivalent du château gothique. Évidemment, dans cave, Jack trouve des journaux qui racontent toute l’histoire de l’hôtel. Le passé rejailli dans le présent pi les temporalités sont mélangées. C’est sûr que les vieux journaux, c’est un peu cliché, mais tout le reste est ben amené par l’auteur. Les réminiscences du bal masqué, Lloyd, l’homme-chien pi toute le reste.
Sauf qu’on tombe trop vite dans l’horreur montrée : les animaux de buis qui bougent quand on les regarde pas, je trouvais ça nice pi épeurant. Mais quand Hallorann débarque pi se fait attaquer par le lion, ça gâche un peu l’effet. C’est trop explicite, on a rien à deviner. Ce qui fait que c’est pas ben ben épeurant, sauf quèques passages – plutôt rares.
King joue beaucoup avec l’énonciation; peu-être de façon un peu maladroite, mais c’est cool pareil. Y a souvent les pensées les plus refoulées des personnages entre parenthèses, ou ben des références au Masque de la mort rouge de Poe (Ôtez les masques! revient tout le long du roman).
À moins d’une urgence, je pense que jva faire une croix sur King. Sorry.

Verdict : c’est bon mais pas plus qu’y faut. C’est loin d’être un grand roman mais ça réussit à divertir. C’est correct.

Une Réponse to “The shining (L’enfant lumière), par Stephen King”


  1. […] pour la courbe dramatique du film. Autre bizarrerie/défaut : le doc Halloran (en référence au Shining de King ?). On sait pas trop c’est qui, ni y sort d’où, ni pourquoi y sait où Leslie est pis […]


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