Two thousand maniacs!

Réalisation : Herschell Gordon Lewis
Scénario : Herschell Gordon Lewis
Production : David F. Friedman
Pays : États-Unis
Sortie : 1964

Sur le cover, c’est écrit « An Entire Town Bathed In Pulsing Human Blood! Madmen Crazed For Carnage! » Quand j’ai remarqué qu’y avait un point d’exclamation dans le titre, ça m’a mis super de bonne humeur. Facque : 2000 maniacs!, c’est la pseudo-suite de Blood Feast, pi le 2e film de la Blood Trilogy de Herschell Gordon Lewis, le Godfather of gore. Y avait un documentaire sur lui à Fantasia y a une semaine ou deux. Pi lui aussi, Lewis, il était là. En tout cas, c’est lui qui a engendré le film gore pi d’exploitation. 2000 maniacs!, réalisé en 1964, c’est son film qu’il trouve le plus réussi.

J’adore l’idée : une gang de sudistes attardés qui font un genre de tombola en tuant des yankees.
Pi c’est abordée d’une façon vraiment étrange. Les maniacs sont pas creepys ou louches : ils sont complètement débiles pi inconscients. Ils font tout le temps des jokes pi leurs personnages sont exagérément caricaturés. Particulièrement le cow-boy. Osti qu’y est beau. Facque, ce film d’horreur-là fait peur, mais pas par le suspense. Il fait peur par la folie un peu trop apparente des méchants rednecks nostalgiques.
Pi, pour les scènes gores, ça a mal vieilli. Cette année, j’ai vu trois personnes être cousues la bouche au péteux; facque le gore des années 60 me laisse plutôt indifférent. Mais ces scènes-là valent la peine d’être vues : ce qui met mal à l’aise, c’est pas le gore lui-même, mais le contraste entre la détresse de la personne à veille de crever pi l’enthousiasme dément de la population. Pendant que la fille pleure, eux ils sont crampés. Pi les longs plans montrent bien la peur ressentie par le personnage mutilé.
Le côté esthétique du film est assez réussi. Ça fait bizarre de voir un super beau plan pi voir en même temps un acteur pourri qui cri des niaiseries. Mais ça marche. L’actrice principale, qui a posé dans Playboy à l’époque, est pourritte. Pas capable de jouer comme du monde. Pi le gars principal, lui il ressemble à l’agent John Doggett. Pi tous les sudistes jouent sans souci de réalisme pi juste dans le but d’exagérer, facque ça compte pas.
Le son est tellement mauvais que c’en est drôle. Le gars dit quelque chose à la fille, pi quand elle lui répond, on dirait que sa voix sort d’une canisse en-arrière de la caméra. Mais bon, les dialogues, c’est pas ça qu’on veut.
Mais le meilleur, dans ce film-là, c’est la musique. C’est trop sick. Le film commence direct avec une toune de banjo trop rapide pi qui m’est resté pognée dans tête pendant genre deux jours : All the south’s gonna rise again! Yeee Ha! Pi c’est demême toute le long. Ça donne le ton au film.

Malgré tout le bien que je viens d’en dire, le film est un peu long, pi presque platte. Y a juste 4 meurtres, qui sont overall tous décevants, pi le meilleur c’est le premier. Entre tout ça, les personnages parlent pi essaient de s’enfuir mais on comprend rien à cause du son pourri. Une chance qui a la toune qui revient à intervalles réguliers pour repogner notre attention. Même si ça dure juste une heure et vingt, l’écoute est un peu pénible.

Verdict : à voir, mais juste pour les vrais fans. C’est fucking drôle pi toute, mais un peu platte en même temps. C’est comme si on mélangeait une Géo Métro avec une Aston Martin. Ça donne dequoi de bizarre mais d’intéressant.

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