Burning Bright

Réalisation : Carlos Brooks
Scénario : Christine Coyle Johnson, Julie Prendiville Roux pis David Higgins
Pays : États-Unis
Sortie : 2010

Je pensais pas le regarder mais j’ai lu quelques bonnes critiques qui m’ont convaincu d’y laisser une chance. Mais, vraiment, je m’attendais à rien. Quand même, un ouragan, un petit gars autiste pis un tigre, ça a le mérite d’attirer la curiosité.

Résumé

Ça commence quand Johnny Gaveneau décide d’acheter un tigre pour monter un genre de Safari Ranch pour faire du cash avec les touristes. Ça tombe mal, parce que le gars s’y connait pas pis que le tigre a été expulsé d’un cirque le mois d’avant pour avoir bouffé quelqu’un vivant. Kelly, c’est la belle-fille de Johnny, qui lui est le chum de sa mère, qui est morte y a une couple d’années. Depuis la mort de sa mère, Kelly s’occupe de son petit frère autiste, Tom. Mais elle doit quitter la ville pour aller au college, facque elle utilise le cash que sa mère y a laissé pour placer Tom dans une institution privée pour qu’y soit bien traité. Mais c’est Johnny qui a utilisé ce cash-là pour acheter le tigre. Tout ça pendant qu’un ouragan s’en vient. Johnny fait barricader la maison mais Kelly pis Tom se retrouvent pognés dedans, avec le tigre.

Critique

En gros, c’est un slasher avec un tigre comme tueur. Kelly pis Tom veulent pas mourir, pis le tigre veut les manger. Y passe de proche de réussir une couple de fois pis toute. Étonnement, on sent quand même ben la tension pis le film réussit à nous stresser – au moins un peu. Ce qui m’a énervé, c’est le fait que le tigre, c’est pas juste un tigre; c’est un evil tiger (« That tiger is not scary. He’s evil. ») Comme si c’était pas déjà assez dangereux comme ça, pis comme si un animal pouvait être fondamentalement mauvais. On aurait pu se passer des grognements pseudo-épeurants, quand même.
La réalisation a rien de spécial, c’est juste normal, mettons. Genre que j’ai rien à dire à propos de ça, sauf qu’elle est maladroite par moments – le zoom in sur le cellulaire qui tombe dans la penderie.
L’actrice principale, Briana Evigan, livre une bonne performance, surtout dans les moments les plus tendus, comme quand elle voit le tigre pour la première fois; sa réaction m’a semblée assez crédible pis réaliste, comme le reste de ses tentatives pour décâlisser de la maison. Le petit autiste, le beau-père pis le tigre sont juste corrects. Mais le personnage de Johnny est beaucoup trop exagéré; c’est un crisse d’épais comme y s’en fait pas, y a aucune nuance pis c’est vraiment le « méchant » du film, qui mérite son sort à la fin (on apprend entre temps qu’y a tué la mère pis qu’y veut tuer les enfants pour toucher la prime d’assurance ? Sérieux ?). Ça c’est moins bon. La relation entre Kelly pis Tom est quand même intéressante, surtout la bout où elle rêve qu’elle étouffe son petit frère, qui demande vraiment beaucoup de son temps. Tout le long du film, elle se sent mal de le laisser pour aller étudier, même si tout le monde y dit que c’est sa vie à elle pis qu’elle doit penser à elle avant les autres. Facque on voit que ça la fait souffrir de s’occuper de son frère, même si elle l’aime pis toute. Ça, c’est bon.

Analyse

C’est ça qui m’a un peu tapé sur les nerfs, l’espèce d’histoire de Tom qui passe par-dessus la mort de sa mère; au début, y laisse personne le toucher pis le dernier plan du film, c’est Tom qui prend la main de sa sœur. Vu demême, c’est un espèce de récit initiatique pour Tom pis Kelly. Lui fait le deuil de sa mère, pis elle prend la décision de s’occuper de son frère. Parce que le tigre dans la maison représente la menace du fardeau qu’elle porte en s’occupant de son frère. Le tigre veut la tuer, tandis que son frère – même si c’est pas voulu – l’empêche de faire ce qu’elle voudrait dans la vie. Pis à un moment donné, y a un parallèle clair entre Tom pis le tigre. Après avoir passé proche de se faire pogner, Tom pis Kelly se ramassent dans la cuisine, où Tom pique une crise. Y crie « Eat now ! Eat ! », justement alors que le tigre veut les manger pis que sa sœur prépare des boulettes de steak haché aux pilules somnifères. Facque le film c’est une métaphore du conflit intérieur de Kelly. C’est intéressant, mais en même temps l’histoire de Tom qui prend sa main à la fin, c’est un peu trop niaiseux pour moi.

Verdict

Pas recommandé. Ça laisse indifférent pis la réalisation est platte malgré le tigre, l’autiste pis l’ouragan. De la bonne volonté, mais pas un bon résultat.

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