Archive for the 'Horreur/Fantastique australien' Category

Triangle

décembre 29, 2010

Réalisation : Christopher Smith
Scénario : Christopher Smith
Pays : Royaume-Uni pi Australie
Sortie : 2010

Le film est pas sorti au cinéma en Amérique du nord, mais juste en DVD. Anyway le Jaded Viewer a dit que c’était paspire pantoute, pi j’ai décidé d’y faire confiance.

C’est l’histoire de Jess, une maman monoparentale dont le fils est attardé, qui va rejoindre un chum potentiel pour un petit voyage en voilier avec 3 autres amis. Soudainement, le vent tombe pi un tsunami se pointe. Le bateau vire de bord mais tout le monde a l’air correct (sauf une, mais on en entend pu parler après). Y attendent les secours quand un huge cargo arrive. Y voient quelqu’un sur le pont pi y montent à bord. Sauf que ça a l’air abandonné, pi que Jess a des impressions de déjà-vu. Pi le monde se mettent à mourir.

Le thème est loin d’être nouveau pi original, mais dans ce cas-ci, c’est ben fait. La classique loop temporelle, la rencontre de son double pi toute. Un peu comme dans The door. Mais c’est peut-être mieux amené, avec entre autres une référence à Sisyphe, qui vient donner un peu de profondeur à tout ça. Le scénario est efficace pi j’ai rien à redire; les dialogues sont corrects pi l’intrigue est bien ficelée.

Le film a réussi à faire vraiment sentir mal pi exaspéré pour Jess. Ça fait peur en donnant un gros sentiment d’absurdité, parce que peu importe que qu’elle fait, elle va jamais s’en sortir. Pour ça, c’est efficace. Pi la scène du tsunami au début, moi ça m’a fait peur. Ça fait toujours choker de voir que quelque chose de gros s’en vient, pi que tu peux pas faire grand-chose pour t’enfuir.

Dès que le vent tombe, je me suis dit « Oulala tout ça ça doit être symbolique » – surtout avec le gros tsunami après pi le bateau vide – facque j’ai joué à chercher le sens derrière la loop temporelle. Voici ce que j’ai trouvé : finalement, la fille se pointe sur le bateau au début pour retourner dans la loop, parce qu’elle veut revenir en arrière pi enpêcher la mort de son fils, en plus de se rendre compte qu’elle était méchante avec son fils attardé qui fait des affaires attardées. Son but, si on veut, c’est devenir une bonne maman. Pi le fait que peu importe ce qu’elle fait, son fils meurt, ben ça montre que, dans le fond, comme la loop, ben Jess est incapable de faire autrement pi de pas se mettre en crisse contre son fils. La volonté de changer pi de devenir fine est là, mais Jess est pas capable, même si elle se sent mal, elle pète sa coche. Facque la loop temporelle, c’est la loop de son incapacité à changer pi devenir tolérante avec son fils.

Y a quand même du bon gore dans Triangle, du sang qui revole en masse, des pinnes de métal dans tête, des coups de marteau, des piles de cadavres pi toute. C’est fucking violent, mais l’accent est pas mis là-dessus. Ça tient plus du fantastique que de l’horreur, même si ça fait un peu slasher.

Verdict : recommandé. C’est loin d’être un chef-d’œuvre, mais c’est une écoute agréable pi pas trop téteuse. C’est pas excellent, mais c’est bon pi efficace.

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The loved ones

décembre 28, 2010

Réalisation : Sean Byrne
Scénario : Sean Byrne
Pays : Australie
Sortie : 2010

Comme je l’ai dit au moins 1000 fois, chu pas un fan de torture porn. Facque c’est un peu à reculons pi en croyant pas tant les bonnes critiques de ce film-là que je l’ai écouté, parce qu’y faut donner sa chance au coureur, à ce qu’y parait. Mais d’après le trailer, ça allait être un torture-porn ben classique. Regardez pas le trailer au complet.

C’est l’histoire de Brent, qui finit son high school 6 mois après avoir été impliqué dans un accident de char qui a couté la vie de son papa – c’était Brent qui chauffait. Remords, conflits avec maman, auto-mutilation (il porte une lame de rasoir autour du cou), pi toute. Le jour du bal, y refuse l’invitation d’une fille. Y aurait pas dû. Brent se fait enlever pi attacher dans la cuisine d’une famille de fous. Pendant ce temps-là, sa mère pi sa blonde le cherchent, aidées par un policier dont le fils a disparu mystérieusement deux ans plus tôt.

Si on compare aux autres torture porn, le scénario est un peu plus complexe – tsé, on peut parler de scénario, dans ce cas-là. Étrangement, tout se rejoint à la fin sans qu’on l’ait prévu. Autre chose : l’accent est pas mis sur les scènes de torture (y en a pas tant que ça), même si elles sont quand même sick – genre une perceuse dans le front. Y a des histoires parallèles qui viennent équilibrer un peut le film.

Brent est séquestré par une fille folle (qui attend son prince charmant) pi son père fou (qui bande sur sa fille). Ce qui met mal à l’aise,c’est pas la torture elle-même, mais la situation horrible dans laquelle est pogné Brent. La fille a décidé de faire le bal chez eux. Facque y a une boule disco, des spots de couleur, des chapeaux de roi pi de reine du bal, une belle robe rose de princesse pi des sifflets d’aniversaire. Déjà que le décor est déstabilisant, si on ajoute la relation bizarre de la famille, dont la mère a un trou dans le front pi qui a l’air zombie en crisse, ça donne une situation pas nice. La musique, aussi, joue un grand rôle dans le malaise : toujours des tounes qui détonnent avec ce qu’on voit, ce qui amplifie l’effet dégueulasse. C’est ça qui en fait un bon film : tous les plans sont fucking beaux pi bien travaillés, avec plein de couleur pi toute. Pi les acteurs sont crédibles, surtout la princesse, qui joue son rôle de folle à merveille. Une sale bonne performance.

Les dernières 30 minutes du film sont fucking surprenantes, pi à toutes les 5 minutes ont fait comme « What?! » parce que c’est trop malade. J’en dis pas plus. La fin est vraiment belle, presque téteuse, mais on s’en crisse parce que j’étais crissement content pour les personnages. Je souriais pi je me disais « C’est un excellent film, ça. »

Verdict : recommandé. Du bon torture porn, crissement ben filmé pi interprété.

Vinyan

mai 11, 2010

Réalisation : Fabrice Du Welz
Scénario : Fabrice Du Welz, David Greig pi Olivier Blackburn
Production : Michaël Gentile
Pays : France, Royaume-Uni, Belgique
Sortie : 2008

J’ai été surpris quand j’ai vu que mon Vidéotron avait une copie du nouveau film de Du Welz. Apparemment, ce film-là avait plus de budget que Calvaire; Emmanuelle Béart joue dedans. Ça augurait ben, facque je l’ai loué.

Le film se passe dans un Phuket post-tsunami du 26 décembre. Depuis six mois, Paul pi Jeanne vivent à Phuket après avoir perdu leur fils dans la grosse vague de 30 pieds de haut. Sauf que, pendant la présentation d’un film de sensibilisation pour la cause des enfants birmans, Jeanne voit son fils en arrière-plan. Parce que l’espoir, des fois, c’est épais, ben ils font affaires avec des thaïs pas trop cleans pour aller le chercher. Facque le couple décide de payer fucking cher pour traverser la frontière birmano-thaï, chose qui est pas vraiment une bonne idée, sauf si c’est Rambo le capitaine de l’embarcation. Mais plus ça va, plus ils s’enfoncent dans la marde. Paul veut se pousser mais Jeanne veut continuer à chercher. On voit ben qu’elle a pas toute sa tête. Pi là ça dégénère pour finir en délire mystico-allégorique qui reste toujours pas clair pour moi.

Si on se rappelle bien, Calvaire exploitait le malaise pour affecter le spectateur. Ici, Du Welz l’utilise mais d’une autre façon. Tout le long, on voit le couple se mettre de plus en plus dans la marde pi on peut rien faire. Déjà qu’au début, on sait que c’est pas une bonne idée leur patente. Quand le thaï louche présente à Jeanne un enfant birman avec la face peinte en blanc pi qu’y lui dit que c’est son fils, pi qu’elle le croit, osti que j’étais mal à l’aise. Une chance que son chum est là. Sauf qu’à un moment donné, elle vire juste folle. On la voit faire des affaires dans le dos de son chum pour continuer de chercher pi on peut pas s’empêcher de l’haïr, Jeanne. Elle agit vraiment d’une façon contraire au bon sens, c’est ça qui gosse. J’étais exaspéré.
Pi insécure, itou. Parce que tout le monde que le couple rencontre ont l’air pas clean. J’aurais jamais fait affaire avec les gars de Phuket. Quand ils arrivent sur l’île, la populace locale lance des ballons éclairés dans la nuit. C’est une belle scène au niveau esthétique, mais crisse qu’on les trouve fucked-up les habitants. Ils agissent trop pas normalement. Pi c’est comme ça à chaque fois qu’on voit un nouveau personnage : il est toujours plus bizarre que les autres. Je feelais vraiment comme Paul : la marde pogne de plus en plus pi je peux rien faire. Quand un film me donne des émotions, j’aime ça.
L’atmosphère du film est menaçante pi vraiment étouffante. Surtout les scènes où ils sont perdus dans la forêt tropicale. On le sent tellement vulnérables.
Quand la situation de Paul pi Jeanne pourrait pas être plus précaire, le film pogne une twist étrange. Des enfants peints en blancs sortent de la forêt pi leur courent après. Paul meurt dans une caverne pi Jeanne fini toute nue pi entourée par genre 50 enfants qui la touchent tranquillement. Pi c’est la fin. Y me semble que quand j’ai vu le film, j’ai eu l’impression de comprendre ça voulait dire quoi cette fin-là. Mais j’ai oublié.
Le film est ben fait, sans rien de ben spécial du côté esthétique. Les plans sont beaux, mais ben normaux, comme le jeu des acteurs. Le rythme est crissement lent, mais ça fait ben monter la tension, le malaise pi l’insécurité. Ça peut être trop lent pour certains parce que la psychologie prend plus de place que l’action. Mais moi j’ai pas ressenti de longueurs. J’ai ben aimé ça.

Verdict : un bon film, pas aussi bon que Calvaire, mais un bon film. Qui sort des schémas traditionnels de l’horreur.

Lake Mungo

avril 9, 2010

Réalisation : Joel anderson
Scénario : Joel Anderson
Sortie : 2008 en Australie, 2010 aux États-Unis

Lake Mungo c’est un faux-documentaire australien sur les évènements éranges qui ont suivi la noyade de la fille des Palmer. Il a mis deux ans à arriver dans notre glorieuse Amérique du nord. Pi encore, c’est juste parce que Paranormal activity a pogné. Mais c’est pas une mauvaise chose.

Alice s’est noyée en nageant dans un lac quelconque (pas Mungo). Pas longtemps après, la famille commence à entendre des bruits bizarres dans la chambre de Alice. Ils font appel à un psychic qui ressemble étrangement à Richard Desjardins en espérant qu’y va pouvoir leur donner des renseignements sur les fucking bruits épeurants. Mathew réussi à prendre des photos pi des vidéos du supposé fantôme d’Alice. Mais là la pauvre maman découvre que sa fille y cachait des affaires pi qu’elle la connaissait pas pantoute dans le fond. Revirements de situation, enquête, révélation, résolution du problème de départ. Voilà.
Bon là j’ai l’air de niaiser le film mais c’était bon même si c’était un peu niaiseux des fois. J’aime ben l’idée du faux documentaire, ça change un peu de l’habitude. En passant, c’est ben fait, les acteurs jouent leur rôle parfaitement, ce qui nous permet d’y croire un peu, sinon c’est platte. Bon.
La première partie du film m’a vraiment plu. La psycho des personnages étaient bien développée pi intéressante, pi les premières affaires bizarres qui arrivent m’ont fait un peu peur. En fait, c’est plus creepy que épeurant ce film-là, pi j’ai eu plus peur une fois que c’était fini pi que je m’endormais pas dans mon lit. Le début est pas mal lent, pi le reste du film itou. C’est le contraire de Clash of the titans mettons. Mais cette lenteur-là installe un mood qui fonctionne bien. Le côté psychologique est crissement important dans Lake Mungo, ce qui est intéressant pi trop souvent laissé de côté dans l’horreur contemporaine. Facque on voit le deuil des Palmer en parallèle avec les manifestations de Alice-fantôme.
Mais rendu à un certain point dans le film, on nous pitche dans la face une wannabe-révélation complètement inutile pour le déroulement de l’histoire pi qui m’a donné l’impression d’avoir été pluguée là juste pour satisfaire le spectateur qui trouvait ça trop lent. Dequoi demême. J’ai pas aimé ça. C’est un pseudo-punch qui fait juste désamorcer le début du film. À partir de là, on découvre des affaires toutes les 10 minutes pi ça devient une revisite du fantôme pi de ses unfinished business. Ça continue à être creepy, mais j’y croyais moins. Même qu’à un moment donné j’ai commencé à trouver ça long.

Verdict : c’est dur à dire. Je le conseillerais pas mais je le déconseillerais pas non plus. Y du bon, y a du mauvais. Facque regardez-le pi faites vous votre propre idée, vous êtes assez autonomes pour ça.

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