Posts Tagged ‘ti west’

The roost

mai 7, 2011

Réalisation : Ti West
Scénario : Ti West
Pays : États-Unis
Sortie : 2005

En voyant Cabin fever 2 pis The house of the devil – fucking chef-d’œuvre –, chu devenu un fan de Ti West. Ses dialogues, ses cadrages pis sa direction photos sont excellentes. En attendant la sortie de son prochain film, The Innkeepers, j’ai voulu en voir d’autres de lui, facque j’ai acheté The roost.

Résumé

Alors qu’y sont en route pour le mariage d’un de leurs amis, les 4 protagonistes crissent leur char dans un fossé en prenant un raccourci qui s’éternise. Y sortent du char pour se rendre à la maison la plus proche, où y a personne. Là, le groupe se sépare : deux gars partent trouver du renfort alors qu’un des gars pis la fille restent derrière. Quand les deux explorateurs reviennent avec un policier, y découvrent que leur ami est disparu dans la grange derrière la maison. Le policier se fait tuer par des chauve-souris pis les trois amis restant doivent se cacher. Y cherchent leur autre ami pour crisser le camp au plus vite. Mais y tombent sur les proprios zombifiés de la ferme pis la marde pogne solide.

Critique

C’est le premier film de West – si on compte pas ses films étudiants. Pis ça se voit; c’est low-budget pis les acteurs pis le gore sont pas fameux. Mais on remarque quand même les germes de House of the devil : la plupart des plans sont léchés pis jouent avec les ombres ou utilisent des éclairages colorés – la discussion du début dans le char sous une lumière rouge est vraiment cool.
Les relations entre les personnages sont intéressantes pis complexes mais pas assez développées à mon goût. Même si y sont dans des situations classiques des films de zombies, West réussit à rendre crédibles leurs réactions.
Encore comme dans House of the devil, le rythme est très lent pis on a droit à de longues séquences où on voit les personnages avancer tranquillement dans le noir qui installent beaucoup de tension. Étonnement, le film fait faire des crisses de sauts pas clean.
L’idée que des chauve-souris transforment le monde en zombies me plait, mais c’est pas expliqué – ce qui me dérange pas vraiment – pis un peu maladroit. Les bouts où on voit l’espèce de host du film, en hommage aux vieilles séries horrifiques, sont pas vraiment nécessaires même si c’est un peu drôle, surtout le tout dernier plan.
Même si y faut prendre le film au premier degré, y manquait un petit quelque chose. J’ai pas embarqué vraiment dans l’histoire pis j’avais même hâte que ça finisse.

Verdict

Pas recommandé. Même si y a du bon dans The roost, y reste que c’est un film de débutant, pis que ça se sent. C’est pour ça que je le recommande pas; on fait des sauts mais on entre pas dans l’histoire.

Publicités

Cabin Fever 2 : Spring Fever

janvier 16, 2011

Réalisation : Ti West
Scénario : Joshua Malkin, Randy Pearlstein pi Ti west
Pays : États-Unis
Sortie : 2010

J’ai vu Cabin Fever sans trop savoir c’était quoi, pi j’ai trouvé ça divertissant pi correct. Facque c’est avec surprise que j’ai vu que le 2 était dans le top 10 2010 de quelques personnes. Je pensais que ça serait une suite pas vraiment bonne à un premier pas vraiment bon non plus.

John décide de pas aller à son bal de finissant parce qu’y a personne qui l’accompagne pi parce que ça y tente pas. C’est un genre de nerd cool mais renfermé. Son ami Alex, c’est le comic relief du film, pi y finit par convaincre John d’y aller. Malgré les menaces du chum de Cassie, John l’invite pareil à la dernière minute. Pendant ce temps-là, l’eau embouteillée par la compagnie Down Home Water est infectée par la maladie de peau du premier film, pi c’est avec cette eau-là que le punch de la Prom night est fait. On devine aisément le reste.

J’ai été crissement surpris par Cabin Fever 2. Chu un fan de House of the devil, mais je pensais pas que Ti West allait réussir à faire dequoi de bon avec ça. Mais j’avais tort. Cabin Fever 2, c’est une comédie d’horreur plus appuyée que l’original de Eli Roth. On rit plus pi les jokes sont plus claires. L’humour est un peu hipster par bouts mais overall, c’est fucking drôle tout le long. Si on ajoute à ça du gore incroyablement dégoûtant, ça donne un crisse de bon résultat. Le gore est pas vraiment réaliste, mais c’est pas grave. Ti West joue sur nos cordes sensibles : les ongles arrachés, les organes génitaux infectés pi des affaires dégueuses ingurgitées. On a droit à tous les fluides corporels : sang, pus, sperme, pisse, etc. La maladie infectieuse se manifeste d’abord par l’apparition de pustules blanches, la vomissure de sang pi finalement, la mort. Tout ça fait sérieusement grincer des dents. Pi l’orgie de sang dans la salle de bal est quand même intéressante, aussi.

C’est sûr que l’histoire d’une maladie hyper contagieuse qui se répand est pas vraiment originale, mais c’était pas ça le but. Le scénario d’une comédie est réussit quand y fait rire. Facque y a pas de problème de ce côté-là. Même que si on creuse un peu – vraiment un tout petit peu, on voit que la maladie peut être envisagée comme une métaphore des MTS pi de l’hypersexualisation de « notre belle jeunesse », ennemi post-hyper-méta-moderne par exellence. Oui oui : 1. La maladie se répand par échange de fluide; 2. Tous les personnages qui touchent de près ou de loin à l’activité sexuelle finissent par mourir; 3. Les deux personnages principaux, John pi Cassie, sont différents des autres jeunes. Ils s’aiment pour vrai, par opposition aux autres qui pensent juste au sexe, comme l’ami Alex. Bon, John finit par mourir, mais y se sacrifie par amour. Donc, ce qu’on peut voir dans Cabin Fever 2, à travers le gore exagéré, c’est la dénonciation d’un rapport à l’amour qui est devenu purement corporel pi sexuel. C’est pour ça qu’on voit autant de corps mutilés; le corps, c’est l’aspect charnel de l’amour, le sexe, qui occulte le côté, heu, spirituel – à défaut d’un meilleur mot – de l’amour.

Trève d’universarité, le côté esthétique que j’avais aimé dans House of the devil est présent dans Cabin Fever 2. Je sais pas comment, mais Ti West réussit à faire de sa comédie d’horreur un objet beau pi artistique. Le traitement, les plans, la photo, sont vraiment loins d’être comme ce qu’on voit d’habitude dans le cinéma d’horreur. En général, la réalisation se borne à montrer l’action sans aucune volonté de rendre ça beau. C’est ça que Ti West réussit à faire, pi c’est ça qui fait de lui un excellent réalisateur.

Verdict : Recommandé. Meilleur que le premier, en plus drôle pi plus gore. Cabin Fever 2 me force à modifier mon Best of 2010.

The house of the devil

juillet 16, 2010

Réalisation : Ti West
Scénario : Ti West
Production : Josh Braun, Larry Fessenden, Roger Kass pi Peter Phok
Pays : États-Unis
Sortie : 2010

Avec un titre demême, je le trustais pas, ce film-là. Mais j’ai vu quelques bonnes critiques, pi je me suis dis qu’un hommage aux films d’horreurs des années 80, ça peut pas être mauvais. Pi anyway, des cultes sataniques, c’est toujours le fun.

C’est l’histoire d’une fille qui répond à une annonce pour une babysitter. Les proprios de la maison sont bizarres pi elle se fait demander de surveiller la vieille mère du monsieur étrange. Cette nuit-là, en plus, y a une éclipse de lune totale. Toute seule dans la grande maison avec une vieille qu’elle a jamais vue, la fille commence à pas trop se sentir safe.

L’histoire a l’air niaiseuse comme ça, mais la réalisation est crissement bonne. On remarque vraiment un souci de faire un bon film, pi pas juste un film d’horreur. C’est vraiment pas une production comme celles auxquelles Hollywood nous a habitués. Tous les acteurs jouent vraiment ben leur rôle. J’ai aimé le proprio de la maison, qui est pas trop stéréotypé pi qui rend mal à l’aise pareil.
C’est un film d’horreur d’atmosphère, très lent mais vraiment efficace. J’étais fucking stressé pour la pauvre fille. Les plans sont longs pi nous font feeler une menace dans le vide de la maison. Le cadrage est tout le temps parfait pi travaillé. Peu à peu, à tension monte jusqu’à la scène finale, un peu trop rapide j’ai trouvé, mais cool pareil. Le bout à la fin dans le cimetière est esthétiquement crissement malade.
Certains vont dire que la fin est pas assez originale pi trop à la Rosemary’s baby. C’est vrai, mais l’immaculée conception démoniaque, c’est une constante de tous les films sur les cultes sataniques. J’ai pas trouvé que ça gâchait le film, mais plus que ça allait de soi. Ça pouvait pas finir autrement.
Quant aux années 80, je suis pas sûr du résultat. Le linge était pas tant réussi, y me semble. J’ai aimé les bouts où la fille écoute de la musique dans son huge discman en acier trempé, surtout la scène où elle danse dans la maison. À part ça, les années 80, je sais pas si elles paraissent ben gros pi si c’était si utile. Mais bon, faut pas trop chialer, pi le film est vraiment bon pareil. Y a pas beaucoup de violence ni de gore, sauf un peu à la fin. C’est surtout psychologique, la scène du rituel. L’actrice est vraiment bonne, sérieux. Elle réussi à rendre cette scène-là crédible pi vraiment horrible. Je me sentais mal, même si j’ai déjà vu des affaires ben pires que ça.

Verdict : à voir. C’est un des meilleurs films d’horreur que j’ai vu récemment. C’est lent, mais c’est ça qui fait que c’est bon.