Stanley Kubrick’s The shining

novembre 19, 2010

Réalisation : Stanley Kubrick
Scénario : Stanley Kubrick pi Diane Johnson, basé sur le roman de Stephen King
Pays : États-Unis
Sortie : 1980

Je l’avais déjà vu au Cégep, y a assez longtemps pour que j’aie envie de le revoir. C’est quand même un grand classique de l’horreur, réalisé par un champion du cinéma mondial. Pi, selon plusieurs, un des films les plus épeurants de l’histoire.

Bon : overall, même histoire que le livre, je répéterai pas.

Les premiers plans du générique sont malades : un char tout seul sur une route qui serpente au milieu des montagnes sur le bord d’un huge précipice. On est vraiment dans l’esthétique du sublime : l’homme confronté à sa petitesse face à la nature. Anyway.
Le côté esthétique du film est impeccable (sauf peut-être quèques fondus pour changer de scène pi un zoom-in louche sur Danny). Tous les plans sont parfaits, c’est une vrai joke. Toujours des jeux de lumière, des contrastes de couleurs, pi tout le temps les personnages trop petits comparés à l’Overlook. On sent vraiment l’isolement, surtout quand ils sont dehors à la fin. L’atmosphère de l’hiver pi d’enfermenet est fucking réussie.
Très important : ça fait peur. Y a vraiment des scènes pas cleans : la scène de la fille nue dans salle de bain; quand Wendy trouve les tapuscrits de Jack – All work and no play make Jack a dull boy ; le dude déguisé en chien qui suce un monsieur en toxedo, les petites filles décâlissées à terre; l’ascenceur plein de sang; etc. Ça met tellement mal à l’aise. Surtout quand Jack gueule après sa femme. J’étais triste pour elle. J’étais triste aussi de voir comment la femme était représentée – ça c’est un turn off : tout le long, Wendy sait pas quoi faire sans Jack. A dépend complètement de lui. Pi quand y est pas là, ben a court comme une vraie attardée. Les bras dins airs pi les main qui ballottent dans toute les sens. Ça, j’ai pas aimé.
Mais l’actrice qui fait Wendy (Shelley Duval) est excellente. Surtout dans la scène où Jack la menace dans sa salle d’écriture pi qu’a recule aik un batte de baseball dins mains. On croit vraiment à sa détresse. A l’a l’air vraiment à boutte. Jack Nicholson itou y joue ben. Quand y se réveille après son cauchemar, y l’a juste trop ben. À un moment donné, jme suis dit qu’y en faisait un peu trop, mais c’est pas vrai. C’est justement le fait que c’est pas très réaliste qui fait peur. Y a vraiment pas l’air nice. Sérieux, dès le début on le trouve bizarre, monsieur Jack. Danny aussi y fait peur, mais juste parce qu’y est tout le temps stoïque pi sans émotion. Quand y gueule Redrum aik un couteau dins mains, ça fait choker. Faut pas non plus oublier la musique, qui est crissement aggressante des fois mais qui fait vraiment monter la tension.
Les modifications apportées par Kubrick rendent le film vraiment meilleur que le livre. Le fantastique est moins montré, donc plus près de la psychologie des personnages. Théoriquement, ça pourrait être juste des hallucinations. Surtout, l’apport de Kubrick le plus sick, c’est le côté surréaliste de certaines scènes. Certains plans rappellent les films de Jodorowski, Holy moutain pi El topo. Genre le bout avec la femme dans salle de bain pi celui avec l’homme chien, deux scènes qui sont juste trop weird. Pi la fin est crissement ambigue. Sérieux, j’ai beau chercher, je comprend toujours pas. C’est génial.

Verdict : malgré l’image totalement méprisante de la femme montrée par le film, ça reste un des plus grands classique du cinéma d’horreur pi du cinéma en général. Recommandé sans aucun doute.

En cherchant pour le trailer sur Youtube, chu tombé sur celui-là, qui fait passer le film pour une genre de comédie romantique sur les relations père-fils. C’est fucking bon :

2 Réponses to “Stanley Kubrick’s The shining”

  1. Gen Says:

    Curieux que tu accroches sur l’image de la femme. Est-elle méprisante ou représentative d’un certain type de relation? (je penche pour la deuxième option et je trouve que c’est bien que ce soit représenté au cinéma, avec les problèmes que ça peut amener en prime).

    Deux scènes de ce film me font tripper depuis toujours : Danny en big weel dans le corridor (l’alternance du tapis et du plancher crée un bruit intermitant génial) et lorsque Jack discuter avec le barman.


    • Chu d’accord avec le fait que Wendy est trop attachée à Jack pi que leur relation en est une de dépendance affective à sens unique. Dans les Special features de mon DVD, la scénariste dit que c’est fait exprès.
      Ce qui m’énerve, c’est la façon dont c’est traité. A court comme quèqu’un qui a un problème mental. Elle est montrée comme tellement inoffensive pi ridicule que c’en est insultant. Je sais pas si tu l’as vu récemment pi si tu te souviens bien des bouttes où a tient le batte de baseball pi quand a sort de l’hôtel en courant, mais c’est terrible. Être soumise à son mari a rien à voir avec une incapacité motrice totale comme on voit dans le film.


Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :