Imprint

septembre 2, 2010

Réalisation : Takashi Miike
Scénario : Mick Garris pi Daisuke Tengan, basé sur le roman de Shimako Iwai
Pays : Japon
Sortie : 2006

C’est toujours le fun de voir un film de Takashi Miike. C’est un bon remède contre le ramolissement horrifique. Quand ça fait longtemps que j’ai pas été choqué par un film, je sais que c’est le temps de voir un Miike. Là, c’est pas vraiment un film, mais plus une longue émission de télé. Imprint a été fait pour la série Masters of horror, sauf qu’il a pas été diffusé aux États-Unis pour protéger la sainte pudeur américaine :

Vu qu’on comprend pas grand’chose dans le trailer (ce qui est bien), je reprends du début : c’est un américain qui voyage au Japon pour retrouver la femme qu’y aime, Komomo, pi à qui il avait promis de la ramener en amérique avec lui. Mais y apprend, de la bouche d’une pute défigurée, que Komomo est morte. A y raconte comment elle a connue Komomo pi comment elle est morte. Mais le gars la croit pas pi y l’oblige à dire la vérité. Sauf que la vérité, elle est pas vraiment nice. Le gars l’apprend à ses dépends. J’en dis pas plus.
On va aller directement au but : oui, c’est dégueu. La scène de torture est horrible. Comme dans Audition, y a presque pas de sang pi c’est super minutieux : la fille se fait rentrer des grosses aiguilles en d’sous des ongles pi dans les gencives. Je sais pas pourquoi, mais les ongles, c’est un tragic flaw généralisé. Quand quelqu’un décâlisse les ongles de quelqu’un d’autre, tout le monde sur la planète trouve ça dégueu. C’est comme ça. Facque c’est dur à regarder. Mais c’est rough aussi parce que l’actrice (pi le personnage) est tellement mal en point que ça met mal à l’aise de la voir demême. Ça c’est pour la torture.
Ensuite, y a les fœtus jettés dans la rivière. C’est choquant, voir un fœtus couler le long d’une rivière, surtout quand c’est sa mère qui l’a mis là pi que c’est loin d’être le premier.
En plus, y a la pute défigurée qui a une troisième main collée sur la tête (pi cette main-là a des yeux pi une bouche pi elle parle, comme la langue dans Kung Pow). À ce point-là, je savais pu trop quoi penser. Je me suis dit que c’était normal, que c’était le réalisateur de Gozu, après tout. Je suis pas un fan de l’idée en tant que telle, mais j’aime ben l’étrangeté de l’idée. En tout cas.
La réalisation est cool. La trame narrative est intéressante : trois fois la même histoire, mais avec toujours plus de vérité (pi de dégueu). Y a le récit pi le métarécit qui se recoupent à la fin. Les plans pi la photo sont super beaux en général, pi complètement horribles dans le cas contraire.
La seule affaire qui m’a dérangé, c’est que les japonais se parlent entre eux en anglais. Je sais ben que le film a été fait pour les États-Unis, mais ça enlève un peu de crédibilité. C’est normal qu’ils parlent en anglais à l’américain du film, mais pas entre eux.

Verdict : c’est pas un très grand film, mais c’est ben faite pi ça vaut la peine de le voir si on veut dequoi d’assez dégueulasse.

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