Martyrs

janvier 22, 2010

Réalisation : Pascal Laugier
Scénario : Pascal Laugier
Sortie : 2008

La France est pas reconnue pour sa tradition fantastique, mettons. Mais depuis quelques années, l’Empire sarkozien a produit quelques films supposément bons, pi Alexandre Aja est devenu un des mastershits de l’horreur contemporaine. Mais comme j’ai toujours pensé que cette vague française était dans le même style que The Hostel, genre de la torture pi pas d’histoire, j’y ai jamais vraiment porté attention. Mais à force d’entendre des bon commentaires, je me suis finalement tapé Martyrs.

Le film commence drette comme la bande annonce. Dès la première image, on sait ce qui nous attend : des affaires terribles.
Effectivement.
Résumé, sans trop de détails pour pas gâcher le film : Lucie, qui a été enfermée par on sait pas qui quand elle était jeune, s’est fait amie avec Anna après s’être échappée. Quinze ans plus tard, Lucie croit avoir retrouvé ses ravisseurs. S’ensuit alors du gore dégoutant pi de la violence psychologique extrême.
Il parait que quand est venu le temps de décider de l’âge recquis pour voir le film, le vote a été serré. J’ai aucune idée pourquoi, parce que c’est clairement 18 ans et plus. Finalement, il a été coté 16+ avec avertissement.
Les deux actrices principales sont excellentes dans des rôles qui sont pas faciles pantoute. Mylène Jampanoï joue très bien la fille complètement fuckée par sa séquestration dans sa jeunesse. J’ai vraiment cru à son personnage pi sa folie. Son traumatisme est rendu à merveille et je me suis senti vraiment comme si je vivais la même chose qu’elle. Ce qui est pas vraiment nice, en passant. Quand un film a de l’effet sur les spectateurs, ça veut dire que c’est bon. Ça l’était.
Morjana Alaoui joue Anna, la fille qui a toujours été là pour supporter son amie mais que là y a des osties de limites. Dans son cas, ça va de mal en pis, pi même de pire en pis. Elle aussi est fucking bonne.
Les dialogues sont pas le yable, mais y en a pas beaucoup, pi anyway c’est pas ça l’important. Ça veut pas dire qu’y a pas de scénario.
Le film fait peur au début, avec la crisse de femme laide qui attaque Lucie. Je l’aimais pas, elle, elle me faisait choker. Ensuite, ça passe au gore. Genre des lacérations au rasoir, du shotgun dans des torses, un crâne détruit au maillet. Ensuite, ça devient plus hard psychologiquement : quand Anna descent dans la cave, jusqu’à ce que le monde louche en trenchcoats noirs arrivent, le malaise lâche pas. Là, je me suis dit Ha non crisse j’ai pas envie de voir ça. Pi je l’ai vu. Ben oui. Ce film-là est bad en esti, sérieux.
J’ai vraiment aimé la scène où Anna appelle sa mère. Pi le zoom dans l’œil d’Anna à la toute fin est bizarre mais vraiment sick, avec du recul. Pi la toute dernière scène est surprenante pi laisse le film planer dans notre tête pendant le générique, même si la conclusion est un peu niaiseuse. J’ai été surpris tout le long du film, ce qui est bon signe. C’est vraiment différent de ce que je m’imaginais avant de le voir. Rien est prévisible dans Martyrs.

Verdict : à voir, avec précautions. Mais ça en vaut la peine.

PS : le film a été tourné au Québec, parce qu’y parait que la lumière est ben bonne dans notre coin.

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