Deadgirl

novembre 27, 2009

Réalisateurs: Marcel Sarmiento, Gadi Harel
Scénario: Trent Haaga
Sortie: 2008, même si plein de monde le considère comme sorti en 2009 parce qu’il avait pas eu une ben grosse diffusion avant.

Le dernier film d’horreur que j’ai regardé, c’est Deadgirl, pi c’était crissement bon. Tchèquez par vous-mêmes, le trailer est cool aussi, pi il raconte pas toute l’histoire:

Mais faites-vous pas fourrer, le trailer annonce de l’action pi toute mais le film est plus tranquille, plus lent.
Résumons : Deux ados décident d’entrer par effraction dans un vieil asile abandonné. Ils décident d’aller au sous-sol, pour se faire un peu peur. Jusqu’ici, pas grand-chose de ben original, vous l’aurez remarqué. Ils trouvent le cadavre d’une femme, attaché dans un coin depuis on sait pas combien de temps. Pi ils découvrent qu’elle est pas morte, ou ben pas vraiment, ils sont pas sûrs, pi nous non plus. On sait juste qu’elle mord (indice). Pragmatiques, ils font des tests pour arriver à la conclusion suivante : elle peut pas mourir, elle se remet toujours à bouger. J’en dis pas plus, au cas où quelqu’un lise mon article. Mais je vous dis qu’ensuite ça vire mal, dégueu pi fucked up.
Deadgirl est une modeste production américaine, donc j’ai juste récemment entendu parler. Mais grâce à internet, plus grande invention humaine depuis le MigthyPutty, j’ai pu me fucker le cerveau en tchéquant ce film-là. C’est dans cette catégorie-là, Deadgirl, des films qui te font sentir mal du début à la fin. C’est comme sale, crotté pi pas clean pantoute.
Sérieux, je pense pas que j’aie quelque chose de négatif à dire à propos de ce film-là. Peut-être le jeu des acteurs, par moments. Pi aussi les répliques de J-T vers la fin, un peu trop typiques du personnage qui vire psycho genre Apocalypse now. Mais pas assez pour déranger.
Le point fort du film, c’est son originalité. Parce que le genre de l’horreur est tellement typé que c’est vraiment dur d’innover. Les films de zombis, les slashers, les enfants pas fins pi bizarres, blabla. Deadgirl, c’est un film de zombi, pas de S, parce que y en a juste un, pi il est attaché à part de ça. Mais c’est un zombi (une zombie) pareil, tsé elle est morte, elle mord pi toute. C’est cool parce que ça amène un autre questionnement que le classique film de zombi qui parle de la cohabitation, la collaboration entre êtres humains pi blabla, sujet abordé, sans hyperbole, mille fois. Internet m’a dit Yo Deadgirl ça parle des difficultés de l’adolescence pi de l’obsession de la sexualité. Moi j’ai dit Ok cool pour pas le vexer mais je suis pas tant sûr. C’est peut-être plus l’influence qu’on peut avoir les uns sur les autres quand on est jeune, la Peer Pressure, comme l’appelait mon prof d’anglais. Ou ben la relativité de l’idée du bien pi du mal, genre que quand quelque chose que tu trouves dégoûtant est admis par d’autres personnes, ça devient moins pire, que toute généralisation du mal (ou d’une action que personellement on trouve pas correcte) devient une approbation. Soit ça ou ben la décrépitude des vieux asiles abandonnés qu’il faudrait nettoyer un peu. J’ai ben aimé aussi le fait qu’on nous explique pas d’où elle vient la Deadgirl, ni pourquoi elle est là, parce que ça évite de trouver des raisons poches genre une expérience militaire ou ben des déchets radioactifs. Ça met le spectateur dans la même situation que les personnages pi ça renforcit l’identification, ce qui nous fait plus adhérer à la fiction.
En plus d’être intelligent, le film réussit à faire peur, pas souvent, mais j’ai fait le saut une couple de fois. Il y a du gore, aussi, mais du gore réfléchi, pas juste de la cochonnerie genre The Hostel. Le gore est au service de l’histoire, il la remplace pas. On voit pas clairement du dégueu, on voit juste des flashs, presque subliminaux. Genre la tension monte, on devine ce qui va se passer, pendant une fraction de seconde on voit le gore pi il est déjà disparu. Mais c’est fucking dégueu pareil. La langue est crue, vulgaire, appropriée pour le sujet. L’histoire est plutôt simple : un crescendo qui finit de façon un petit peu prévisible mais quand même vraiment efficace. Le film projette vraiment une vision pessimiste de l’être humain. Mais j’ai tendance à être plutôt d’accord avec ça, facque c’est pas un problème.
Verdict : Je vous conseille crissement de le voir, mais prenez en compte que vous aurez pas envie de faire l’amour pendant au moins deux jours après le visionnement. Mamans s’abstenir.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :